mardi 4 novembre 2008

S&P500, Dow Jones, Nasdaq surge


Les places boursières Américaines ont terminé en très forte hausse, bien que légèrement moins moins forte que la hausse du Cac40 qui a repris 4.62 % lors d'une sixième séance de progression consécutive. 

Le S&P500 a gagné près de 4 %, le Dow Jones et le Nasdaq légèrement plus de 3 %, avec en vedette Mastercard, la seconde plus large compagnie de carte de crédit (NYSE:MA, une de mes valeurs préférées) qui a excédé les anticipations de résultat, et le conglomérat General Electric (NYSE:GE) qui bénéficie de l'espoir d'une prise de position du gouvernement dans des valeurs financières, autres que des banques.

Cette séance est remarquable, il s'agit de la plus forte hausse du S&P500 un jour d'élection depuis 1984, depuis que le NYSE est ouvert pour l'Election Day. L'arrivée d'un nouveau président ne peut être qu'une bonne nouvelle, les choses vont enfin bouger à Washington, alors que l'immobilisme est de mise depuis déjà de nombreux mois. Comme je l'écrivais dimanche, il est probable que la victoire de McCain entraîne une forte hausse à l'ouverture, mais il me semble que la victoire d'Obama ne serait pas vue d'un mauvais oeil par le marché (je parle uniquement des variations boursières pour la séance de demain). Mais quoiqu'il en soit, la fin de l'incertitude politique sera une bonne chose, de nombreuses prises de position pourront être effectuées, des notes circulent entre courtiers, laissant penser cela. L'optimisme est donc de mise ce soir.
J'ai trouvé des chiffres intéressants, nous verrons s'ils sont vérifiés une nouvelle fois. La médiane des performances boursières des 12 mois suivant l'élection des 6 derniers présidents démocrates est de +9.3%, alors que pour les 6 derniers républicains élus, cette performance est négative, à - 4.3 %. Bien entendu, des éléments exeptionnels sont à prendre en compte, comme la grande dépression des années 30 (ce qui donne à Hoover un score excécrable), ou encore l'éclatement de la bulle internet et les difficultés du début du millénaire qui ont pénalisée Bush Jr.





Alors quel sera le vainqueur? Le résultat du sondage à ce sujet sur ce blog est très clair, Obama gagnant. Nous verrons si vous avez eu raison, le premier village à avoir dévoilé ses résultat, Dixville dans le New Hampshire, donne Obama gagnant, présage d'une large victoire?
Je le répète encore une fois, nous avons besoin d'une Amérique forte pour nous remettre sur les rails de la croissance.





Je vous conseille de consulter cette carte interactive des Etats-Unis, les résultats seront clairement mis en ligne dès qu'ils seront disponibles. 




Valeurs à suivre ces prochaines jours:

-Ralph Lauren (NYSE:RL) va publier ses trimestriels jeudi. Le rebond a été très fort depuis le plus bas annuel, et la firme de Madison Avenue risque de souffrir du ralentissement des ventes, les vêtements et accessoires de mode étant cycliques. J'aviserai demain, mais pour le moment, je ne vois pas d'indices assez rassurants pour entrer sur le trade (long comme short d'ailleurs).

-Amgen (NASDAG:AMGN), la géante des biotechnologies remet en lumière son secteur. Un porte-parole de la firme laisse entendre qu'Amgen pourrait utiliser ses réserves de cash pour réaliser des acquisitions et/ou entrer au capital d'autres biotech. La compétition se fera certainement avec Bristol-Myers Squibb qui a déjà tenté de prendre le contrôle d'ImClone, mais son offre a été battue par Lilly (NYSE:LLY). Wyeth (NYSE:WYE), une autre grande pharmaceutique dispose également de larges réserves, mais c'est Pfizer (NYSE:PFE) qui détient la plus large somme de cash (près de 26 Milliards $ pour Pfizer, 13 pour Wyeth, et près de 10 pour Amgen). Il se pourrait ainsi que de petites pharmaceutiques bénéficient de cela, peut-être verrons nous prochainement une OPA identique à celle déposée sur ImClone très récemment. Biogen (NASDAQ:BIIB) me paraît pouvoir figurer sur la liste des candidats à un rachat potentiel. Carl Icahn détient des parts, et nous savons qu'il souhaiterait là encore (il était aussi présent sur ImClone) réaliser des plus-values importantes. Le seul obstacle est la taille de Biogen, sans doute un peu trop grande...La firme pèse plus de 13 milliards $. Nous verrons bien, une chose est sûre, être plus que jamais attentif aux rumeurs et actualité du secteur pharmaceutique.

-CNBC pense que l'élection de Barack Obama serait particulièrement favorable à certaines valeurs agricoles comme Deere (NYSE:DE), tandis que le secteur pétrolier profiterait le plus de la victoire de John McCain.


Plus que quelques heures avant de connaître le résultat tant attendu, en tout cas si tout se passe normalement. Je parle rarement de politique, mais cette élection ne peut pas être écartée de l'actualité, elle est plus que jamais d'une importance capitale.


Bons trades.


dimanche 2 novembre 2008

The Great Wall Street Crash of 1929 vs The 2008 Crash


Le S&P500 a signé sa plus mauvaise performance mensuelle depuis le krach de 1987, mais nous sommes passés très près d'un résultat encore plus catastrophique. J'ai effectué quelques recherches sur les grandes phases baissières du XXème siècle. La conclusion que nous pouvons en tirer est que le marché s'est toujours stabilisé quand la baisse depuis les sommets dépassait 40 %. Or, ce seuil a été atteint ces dernières semaines. Une seule exeption à cette règle, le Krach de 1929. Après une chute de près de 50 % entre septembre et mi-novembre, le marché est reparti à la hausse de presque 50 % pendant quelques mois, avant de s'effondrer à partir d'avril 1930. La chute ne s'arrêta pas avant juillet 1932, et au final elle se chiffra à 89 %. Il fallu attendre jusqu'à 1954 pour à nouveau atteindre les valorisations de septembre 1929.



Il est encore trop tôt pour savoir si le marché baissier de 2008 a pris fin, mais un semblant de rebond s'est mis en place, cette semaine a été faste, plus forte hausse hebdomadaire depuis des années. Cette fois au moins, le gouvernement Américain a fait le nécessaire pour rassurer le marché, et surtout pour empêcher les faillites de grands établissement bancaires, au lieu de rester spectateur au moment où son intervention était essentielle. Warren Buffett, le "grand" investisseur d'aujourd'hui a acheté massivement de gros blocs de "blue chips", comme l'avaient fait à l'époque les grands banquiers, même si la raison n'est pas exactement semblable...
Et, une grande différence: à l'époque, la spéculation était extrêmement importante, comme le montre la moyenne des PER (price to earnings ratio). A l'époque, celle-ci était de...32.6. Aujourd'hui, le PER moyen est estimé à 10.7 pour 2008, le plus faible jamais atteint depuis 1985, ceci confirme que les valorisations sont attractives. Les profits reportés sont en baisse de 11 %, mais cela est causé uniquement par les banques. Hors financières, les profits sont en hausse, de 16 %, principalement grâce aux géants de l'énergie, mais au fond, ce n'est pas si mal...







Oui, je pense que le moment est venu de faire des affaires, d'effectuer des achats à bon compte. Mais méfions-nous tout de même, je crains que le point le plus bas ne soit pas tout à fait atteint, il faudra voir si la récession s'installe ou non. Espérons que la consolidation soit amorçée, et que le nouveua départ de l'économie se fera durant l'année 2009. Il faudra miser sur des compagnies solides, distribuant un dividende important, ayant du cash en sûreté et ce pour minimiser les risques de rechute. 







Je suppose que l'oeuvre du prochain président de la superpuissance sera déterminante. A ce propos, les derniers sondages confèrent toujours une large avance au candidat démocrate, mais John McCain se rapproche légèrement. Le marché ne croit plus en une victoire du républicain, mais si cela arrivait, la hausse du lendemain de l'élection serait vraisemblablement épique, étant donné que les boursiers apprécient le libre-échange, apprécient les impôts faibles, et que ceux-ci ont intégré les probables hausses d'impôts qui seraient mises en place par Barack Obama, et les éventuelles mesures protectionnistes, j'insiste sur le fait que ces anticipations ne sont pas certaines. Nous avons tous besoin du rétablissement de la puissance Américaine, économique et politique qu'on le veuille ou non. Le sondage présent sur mon blog va expirer, Obama dispose de plus de 3/4 des paris. Je m'attend à une élection plus serrée que prévue, McCain dispose de très faibles chances d'accéder au bureau oval, mais cela reste du domaine du possible. Le marché attend avec impatience ces élections, mais aussi les statistiques du chômage, qui pourront peut-être indiquer quelle est la gravité de l'impact de la crise sur l'emploi. Soyons prêts à assister à une semaine historique.

Bons trades, et bonne semaine.



Crédits photo:
-Wikipédia, graphique du krach de 1929 et Charging Bull situé à Brodway
-NY Palace en 2007, pour le symbole de la richesse de l'Amérique (palace appartenant pour la petite histoire au Sultan de Brunei).




jeudi 30 octobre 2008

Thalès (HO), la rumeur n'était pas infondée.


Une fois de plus, la rumeur circulant dans les couloirs de la bourse se concrétise. Thalès avait grimpé de plus de 8 % en sséance lundi suite à l'annonce d'une prise de participation de EADS dans le groupe militaire Français. Il s'agissait en fait d'acheter les 20.8 % que possède Alcatel Lucent. Cette rumeur a été démentie, mais...ce jeudi, Alcatel, lors de la présentation de ses résultats (encore des pertes, toujours des pertes...) contribue finalement à hâtiser la spéculation. Le groupe étudie toutes les options possibles, y compris une cession de certains actifs, dans l'intérêt des actionnaires. Il semblerait que le management qui se met en place ait l'intention de changer le cours des choses, il pourrait être tenté de lever du cash, et quoi de plus simple que de céder sa participation dans Thalès à un court intéressant? La participation d'Alcatel dans Thalès s'élève à environ de 1.3 milliard €, Thalès côté ce soir 32.37 €.

Les candidats à un éventuel rachat ne sont pas très nombreux si on ne considère que des repreneurs européens, le secteur de la défense tend à se consolider. Nous pourrions toutefois imaginer un intérêt provenant d'un groupe Américain, peut-être General Dynamics (NYSE:GD, une valeur intéressante récemment citée dans un article sur Forbes.com), mais j'en doute, de plus cette entreprise a des réserves de cash peu importantes...Les repreneurs possibles seraient EADS, qui a officiellement nié avoir cette intention. Un autre nom figurant sur la liste des candidats potentiels est le britannique BAE qui dispose de plus de 3 milliards £, soit environ 3.75 milliards €. Le repreneur le plus probable serait Dassault Aviation, qui dispose des réserves nécessaires et qui en a formulé le souhait récemment. Pour la petite histoire, EADS est au capital de Dassault à hauteur de 46 %. Reste à savoir si Alcatel vendra sa part ou non, et si les repreneurs seront d'accord sur le prix...à suivre. En tout cas, cela nous indique que certaines entreprises sont à nouveau prêtes à prendre des risques et à investir massivement dans leurs paires, rassurant.


Vous avez sans doute entendu parler du contrat des ravitailleurs de l'US Air Force. Et bien sachez qu'un contrat potentiellement encore plus important sera décerné d'ici à trois ans. Trois firmes sont dans la bataille, BAE, General Dynamics, et Lockheed. Le contrat concerne le remplacement du véhicule militaire "basique" de l'armée US, le HUMVEE qui a déjà plus de 20 ans de service derrière lui. Il portera sur au moins 60 000 véhicules, sans doute beaucoup plus, et devrait valoir au minimum 25 Milliards $ d'après mes calculs (actuellement, l'armée dispose de 160 000 HUMVEE). Le prix unitaire de chaque véhicule aurait du être de 250 000 $, or d'après les dernières estimations il devrait avoisinner les 420 000 $. Il sera intéressant de suivre les évolutions de cette actualité, celui qui remportera l'appel d'offre disposera de plusieurs années de ventes assurées. Je considère que General Dynamics dispose d'une certaine avance sur ses concurrents, car la firme a formé une alliance avec le fabriquant de l'actuel HUMVEE. Et puis, il s'agit d'une société Américaine, cela influencerait mon choix...Rendez-vous dans 3 ans.





Bons trades.

mardi 28 octobre 2008

Eli Lilly (NYSE:LLY), good buy?



Eli Lilly est une grande pharmaceutique Américaine basée dans l'Indiana. Les derniers trimestriels, bien que dans le rouge à cause d'une charge passée sur le Zyprexa (médicament contre la schizophrénie, et le produit le plus vendu par Lilly) ), laissent transparaître une hausse des ventes. Sur le site de la firme, je vois qu'un certain nombre de médicaments sont en phase d'approbation par les autorités Américaines, des traitements contre le diabète, de nouveaux contre la schizophrénie, ou encore, ce qui est assez intéressant, un traitement contre les troubles bipolaires. Le "pipeline" de produits en phase de test est important, notemment des traitements contre la maladie d'Alzheimer qui sont en phase II et III. Le seul obstacle, si je puis dire, à la mise en circulation de ces nombreux produits, est le temps nécessaire à leur approbation, qui dure en général 10 ans.
Par ailleurs, Lilly a annoncé récemment la future acquisition de Imclone (NASDAQ:IMCL) pour 6.5 milliards $, qui effectue des recherches prometteuses sur le traitement du cancer. Mais un processus de blocage a été lancé par des actionnaires désireux d'avoir plus d'informations concernant le rachat. Les variation du titre à l'immédiat sont donc assez incertaines, les rumeurs et autres nouvelles pourraient les influencer fortement.



Alors que le titre évoluait autour des 50 $, la chute, en même temps que le marché dans sa globalité, a été de plus de 35 %, le support des 45 $ n'a pas résisté. Désormais, il semblerait que Lilly se stabilise autour des 30 $, le titre a d'ailleurs terminé hier à 30.40 $, en chute de 4 %. La zone de survente est très proche, et le MACD tend à indiquer un retournement, tout comme les paraboliques. Il se pourrait donc qu'il y ait une opportunité à court terme sur le titre, si la zone des 30 $ parvient à stopper la pression vendeuse. A plus long terme, je pense que l'entreprise a toutes les cartes en main pour réussir, de nombreux traitements en phase d'approbation, un dividende offrant un rendement de plus de 6 %...Pfizer, qui est une de mes pharmaceutiques préférées distribue encore un plus gros dividende, mais ils n'ont qu'un seul et unique produit en phase d'approbation, dans 5 à 10 ans, ce nombre devrait radicalement augmenter avec des produits révolutionnaires. Pfizer semble donc également faire l'affaire sur le long terme. 
Il faudra néanmoins se préparer à une éventuelle (pour ne pas dire probable) poursuite de la baisse, mais celle-ci sera déterminée par les nouvelles de l'entreprise et de l'économie Américaine. Nous devrons d'ailleurs suivre en détail le rapport de la Federal Reserve, qui selon toute logique, devrait annoncer une baisse de ses taux directeurs.

Bons trades.



lundi 27 octobre 2008

Thalès (HO), valeur à surveiller


L'actualité sur le fabriquant d'équipement militaire français est importante aujourd'hui. Le titre récupère sa perte de 5 % en séance. L'entreprise a réussi le test d'un nouveau missile, très prometteur, mais surtout nous avons appris que EADS a proposé en septembre une offre de rachat de 20 % de Thalès, que détient Alcatel Lucent, et ce avec une prime de rachat assez importante, puisque le prix serait de 44 €, alors que la cotation actuelle est de 31 €. L'intérêt pour cette portion de Thalès est partagé par un autre avionneur, Dassault Aviation qui avait envisagé une prise de position, si les titres détenus par Alcatel étaient "disponibles à la vente".




De plus, la tendance pourrait s'inverser, le titre a trouvé support dans la zone des 29-30 €, le prochain support est à 26.50 €. Nous pourrions viser une remontée du titre vers 34.50 €, ce qui ne serait pas si mauvais, étant donné l'actuel morosité qui règne sur les marches. Les plus ambitieux pourront viser les 40 €, mais je doute qu'une hausse aussi importante se produise prochainement. Thalès distribue un dividende correct qui représente un rendement de 3.5 % sur les niveaux actuels.

L'armement confirmerait-il son statut de valeur refuge, comme cela est traditionnellement le cas?






Mise à jour: 23.00:

Cela était trop beau pour être vrai, EADS a démenti l'existence d'un projet de prise de participation au capital de Thalès à hauteur de 20 %. Reste à voir désormais si cela est véritablement le cas, le titre est à surveiller pour les prochaines semaines. Thalès a terminé à l'équilibre à 31.56 €, nous verrons si le support des 29.50-30.00 € résiste après cette déception.

Bons trades.


dimanche 26 octobre 2008

US Recession, Worldwide Recession?


Cette semaine encore fut catastrophique. Il semblerait que nous ne commencions à nous rendre compte de la gravité de la situation économique que maintenant. Le Royaume-Uni vient officiellement de plonger dans la récession (deux trimestres de croissance négative, selon l'usage), nous risquons de suivre cette voie, tout comme les USA. Même la Chine devrait connaitre un ralentissement de croissance, qui devrait tout de même rester au-dessus de 6 %, je trouve cela un peu trop optimiste, mais j'évoquerai cela quand il en sera temps. Tous les effets sont là, les banques prêtent moins, certaines font faillite, les saisies immobilières se poursuivent, le chômage augmente fortement (déjà 6.1 % de la population active aux USA), la moyenne des résultats trimestriels des entreprises du S&P500 les ayant publiés est de -23 % si mes souvenirs sont bons. Il ne manque plus que l'arrivée de la déflation, cela risque bien d'arriver dans les prochains mois.

Tout chute, les prix de l'immobilier (petite consolation, les ventes de maisons sont en forte hausse sur le mois, mais pas les prix), le pétrole qui a perdu 56 % en 16 semaines a clôturé sous les 65 $/baril malgré la décision prise par l'Opep de réduire sa production de 1.5 millions de barils (et la menace d'une nouvelle baisse de production en décembre, je m'inquiète d'ailleurs de cette décision, imaginons que l'économie se redresse, elle serait immédiatement "refroidie" par une remontée brutale des prix pétroliers, mais que voulez-vous, les Emirats & co sont gourmands, nous ferions pareil à leur place...), la bourse bien évidemment, le S&P500 perd désormais plus de 40 % depuis le 1er janvier, et de 27 % sur 1 mois. Ainsi, sauf si la semaine qui arrive s'avère exeptionnelle, les indices boursiers américains auront vécu leur pire mois depuis 70 ans, depuis 1938. D'après Bloomberg, plus de 10 trillions $ de capitalisation sont partis en fumée durant cette semaine sanglante sur l'ensemble des places boursières de la planète.





Quelques entreprises ont tout de même réussi a dépasser les anticipations (they beat the street), comme Apple (NASDAQ:AAPL), UP (NYSE:UPN) dont j'ai parlé cette semaine, mais cela est loin de leur garantir quelques belles séances, partout "la visibilité se dégrade". Tout chute donc, sauf exeptions, dont deux monnaies qui récupèrent leurs pertes des années précédentes face à toutes les autres, les dollar US (USD) et le Yen (JPY). Je regrette de m'être retiré du Forex en aout et d'avoir fermé ma position "short" sur la paire Livre Sterling / US dollar (GBP/USD) que j'aurais pu garder si j'étais allé au bout de ma pensée. Je suis tenté d'y revenir, mais je trouve qu'il faut consacrer énormément de temps pour réussir sur le Forex, le marché des changes, et avoir des horaires assez spéciaux (le Forex est ouvert 24/24, cela est idéal pour négocier, mais il y a évidemment des moments clés dans la journée qui sont, à mon avis, l'ouverture de Londres, puis celle de New York).


Une bien mauvaise semaine donc, la prochaine sera importante, avec la poursuite des publications des grands groupes comme Kraft, Kellogg, Garmin, et bien d'autres. C'est aussi l'arrivée de nombreuses statistiques économiques mensuelles, sur l'emploi, l'immobilier...Peut-être auront nous un rebond marqué, mais je doute qu'il soit durable de toute manière...Un fort rebond pourrait d'ailleurs être une occasion pour "shorter" des compagnies qui devraient souffrir, des compagnies sensibles à la conjoncture, celles qui ne produisent rien de nécessaire, rien de matériel. Je surveille d'ailleurs Google (NASDAQ:GOOG) qui risque de performer moins bien que d'habitude. J'ai moi-même noté une très forte baisse des revenus publicitaires par clic lorsque j'étais chez Google, c'est un risque à prendre au sérieux, je profiterai de la moindre occasion pour pousser l'action vers le bas, sous les 300 $.

Bons trades :)


mercredi 22 octobre 2008

Le NYSE et les bourses mondiales plongent: des rescapés?

Union Pacific (NYSE:UNP) est la plus importante compagnie de chemin de fer Américaine, à peine plus importante que Burlington Northern Santa Fe (NYSE:BNI). La société existe depuis 1862 et a notemment participé à la contruction de la première voie transcontinentale reliant l'Est et l'Ouest des Etats-Unis. Le réseau dessert tout l'Ouest des USA, la région des grands lacs et le golf du Mexique. L'Union Pacific a connu plusieurs fois la banqueroute, mais le moins que l'on puisse dire est que ce n'est absolument pas le cas actuellement. En effet, les résultats vont être dévoilés ce 23 octobre, et cela devrait être un record. L'action, après avoir ouvert en chute de 2 %, se négocie désormais en territoire positif à 59 $. Le consensus est de 1.30 $ de profit par action.


Techniquement, il semble que nous assistions à un retournement. Le RSI est sorti de la zone de survente, le croisement au niveau du MACD indique un probable mouvement haussier. Les paraboliques ont presque atteint les cours, et devraient prochainement elles-aussi indiquer la fin de la vague baissière. Un support relativement important se trouve à proximité, à 50 $. Le secteur des compagnies ferroviaires surperforme les indices Américains, en baisse de 10 % depuis le 1er janvier, alors que le S&P500 abandonne 37 %.






Des concurrents ont également battu leurs prévisions, cela est de bon augure pour Union Pacific. Cette année, la firme a largement profité de la hausse du pétrole, et a transporté plus de volumes que d'habitude, au détriment des transports routiers. De plus, la plupart des locomotives fonctionnent au diesel, et celui-ci est pratiquement revenu aux niveaux de l'an dernier. Il semble que le management fasse le nécessaire pour optimiser ses coûts en augmentant la vitesse des trains, en limitant les temps d'attente... 

Il faudra être attentif aux volumes transportés, pour voir si le ralentissement global touche dès maintenant ce secteur. Il faut noter que les principales marchandises transportées sont des produits agricoles (~14%), des produits chimiques (~14%), et attention, du charbon (~22%), des matériaux de construction (près de 20 %), des automobiles (~10%). La ralentissement économique risque donc de faire chuter les quantités transportées comme les autos ou les matériaux de construction, le tout est de savoir quand l'économie entamera son rebond (je suis peut-être trop optimiste, mais j'espère une amélioration dans les 6 mois suivant l'élection du nouveau président). Néanmoins, je reste assez optimiste pour Union Pacific, j'ajouterai d'ailleurs que Berkshire Hathaway est actionnaire à hauteur de 1-2 % (Berkshire détient aussi des parts dans Burlington Northern Santa Fe, mais je ne vois pas de point d'entrée idéal pour l'instant sur le titre).




Ainsi, si Union Pacific m'offre un bon point d'achat, je n'hésiterai pas, je rêve d'obtenir une occasion en or à 50 $, mais cela implique une baisse de près de 20 %, et je doute que cela arrive, étant donné la solidité de l'entreprise, et sa constance, mais comme je dis souvent, tout est possible, aujourd'hui plus que jamais. Le groupe distribue un dividende peu important, mais c'est toujours ça (1.8% - 2%).


Bons trades.