jeudi 2 juillet 2009

Sanofi-Aventis (SAN): UP UP UP


Cet article est en fait le suivi de l'article publié en tout début de semaine

Depuis lundi Sanofi a bien performé. Le titre a repris plus de 7 % et côte ce matin 43.50 € en légère hausse de quelques 0.8%, mais en troisième position du Cac40 qui chute ce matin après la belle performance de mercredi alors que les futures US s'inclinent légèrement. Nos amis américains ont cédé peu à peu au cours de la séance d'hier, les indices majeurs perdant plus de la moitié de leur avance. A croire que la bonne surprise de l'ISM manufacturier ne fasse pas totalement oublier la très décevante estimation faite par ADP du secteur de l'emploi US en juin. Ajourd'hui, nous attendrons patiemment la confirmation ou l'infirmation de cette précédente étude par les chiffres de l'emploi du gouvernement. Ceci sera le point d'orgue de la semaine, avant la fête nationale Américaine.




Le titre a trouvé beaucoup de soutien à l'approche des 40 €. Désormais on remarque un signal d'achat au niveau des stochastiques (à la fois les lentes et les rapides). L'écartement très rapide des bandes de bollingers devrait accompagner la remontée du titre vers mon objectif de 44.40 €. Lews nouvelles se sont accumulées ces derniers jours. D'autres analystes ont mis à jour leur avis, c'est le cas du Japonais Nomura qui passe d'alléger à acheter et valorise le dossier à 45 €. Peu ambitieux comme moi, mais au moins il ne s'agit pas d'une dégradation à retardement comme le font trop souvent les courtiers. Goldman Sachs hier n'a pas dégradé, mais abaissé son objectif de 53 à 46 €.
Le graphique ne ressemble plus à la pointe du Hoc, c'est déjà ça!






Mais les nouvelles rassurantes proviennent surtout de la FDA, la toute puissante Food & Drug Administration. Celle-ci a remis en cause ce que nous savions déjà: le lien entre cancer et utilisation du Lantus n'est absolument pas certifié, et les études qui ont causé dans de peine à Sanofi récemment ne sont pas assez sérieuses pour pouvoir l'affirmer. Par ailleurs cette même FDA a aujourd'hui autorisé la mise sur le marché d'un nouveau médicament de Sanofi, le Multaq. Je ne vais pas vous cacher que je n'ai pas tout saisi quant à la portée de ce nouveau traitement, mes connaissances médicales sont dépassées, je demanderai un petit éclairage à mon médecin de père, je sais juste que cela sert à lutter contre des troubles du rythme cardiaque. Par contre je n'ai pas manqué de remarquer que le potentiel du Multaq qui sera lancé cet été est estimé à 1 milliard $ de ventes annuelles. Pas mal du tout donc, et cela constitue la première grande introduction de médicamentp ar Sanofi depuis de très longues années. Ceci pourrait placer le Multaq en 6 ou 7eme position des ventes de Sanofi (lovenox 2 738 millions €, plavix 2 616, lantus 2 450, taxomere 2 033, eloxatine 1 348, aprovel 1 202, MULTAQ).


Seul point d'ombre sur le dossier qui pourrait grandement limiter le potentiel de rebond de Sanofi, ce pourquoi je suis si peu ambitieux sur le titre, le retrait progressif des parts que Total (FP) détient encore. De même pour l'Oréal. A eux deux, nos géants Français comptent pour quelques 18 % du capital de Sanofi-Aventis. Total semble être le plus pressé à quitter le navire. Reste à savoir s'ils seraient prêt à liquider leur part à des prix aussi ridicules...à suivre.


Voilà pour les mises à jour principales du dossier. Encore un petit effort et l'objectif sera atteint. J'estimais probable qu'il soit atteint d'ici à vendredi, il reste encore un peu de chemin à parcourir, je risque de devoir patienter. En sus des chiffres du chômage cet après-midi à 14.30, il faudra surveiller les taux de l'ECB (ça ne devrait pas être modifié, j'insiste sur le devrait, donc ce sera encore une fois le speech qui importera le plus, logiquement) et les Factory orders à 16.00.

Bons trades et à plus tard.



Boom - How Do You do?*


Après les deux terribles crashs d'airbus du mois de juin, j'entend beaucoup de personnes autour de moi appeurées à l'idée de devoir effectuer de longs vols, particulièrement trans-Atlantique. Alors voici un petit clip plus qu'original pour (se) rassurer. Et puis si prendre l'avion ressemblait vraiment à cela, je vous assure que les compagnies aériennes n'auraient pas de problèmes à remplir tous leurs vols! Vous l'aurez compris, ce post n'a absolument aucun lien avec la bourse comme l'indique la petite astérisque ;)


Clip du "Girls Band" Boom intitulé How Do You Do. Il s'agit là d'un morceau déjà ancien, mais remis à neuf pour sa version Britannique. Et il est vrai que le clip est so British ! Ne m'en voulez pas si cela n'est pas à votre goût. Je suppose que ce type de vidéo ne plaira qu'aux lecteurs de ma génération ;)
De plus une de mes amies ressemble comme deux gouttes d'eau à Katya, ce pourquoi j'ai tant tenu à partager cete vidéo, j'espère qu'elle se reconnaitra ;) A prendre au second degré!

A tout à l'heure, pour parler bourse bien entendu!






Alors, qu'en dites vous?

mercredi 1 juillet 2009

Monsanto (NYSE:MON) aurait besoin d'un petit coup de round-up...




Alors que je faisais le tour de mes valeurs précédemment traitées, je suis tombé sur Monsanto (NYSE:MON), la pestiférée. Ce n'est là que le sentiment d'un Frenchy de la campagne. Mais moi, Monsanto, j'apprécie beaucoup! Plusieurs fois conseillée sur mon blog, cette valeur m'a toujours réussi. Dernier conseil en date, un achat en janvier avec pour objectif 85 $ qui fut atteint. A l'époque Monsanto battait trimestre après trimestre toutes les estimations de ses résultats, les choses ont désormais changé. On distingue mal les petits triangles bleus du graphique ci-dessous, mais il s'agit en fait des résultats annoncés par Monsanto. Les triangles orientés vers le haut symbolisent une hausse, et inversement. Ainsi, en janvier Monsanto en était à 5 trimestres consécutifs de résultats en progression et supérieurs aux attentes. Les deux derniers trimestres ont été moins positifs, assez décevants même. Au dernier trimestre, les profits ont diminué de 14 %, accompagnés d'une annonce de suppression de quelques 900 postes (sur 22 000 employés environ).




La principale cause à cette baisse des profits est la perte de contrôle du marché des herbicides avec le round-up qui doit affronter la montée en puissance de la concurrence. Les profits engendrés par la branche Round-Up sont anticipés en chute de 50 % de 50 % d'ici à 2012, passant de 2 à 1 Milliard $. Ceci devrait être compensé, et même bien plus que compensé, grâce à la forte croissance des ventes des produits autres que les herbicides, autrement dit les cultures génétiquement modifiées et les engrais -en plein boom, et synonyme de rendements et de productivité agricole croissants (et aussi d'une amélioration des productions agricoles, du moins en théorie!). Le titre a connu un plus haut à 145.80 en juin 2008 avant une descente aux enfers avec le reste du marché et de ses paires à l'instar de Mosaïc (NYSE:MOS)






C'est ainsi que Monsanto n'a que peu profité du rebond des marchés depuis mars, mais prend 5 % depuis janvier. Le titre évolue grandement, mais dans un intervalle assez clairement limité, ce qui a souvent aidé à prendre position de par le passé. Le titre manque de soutien à court terme à cause des déceptions suite à la publication des résultats le 24 juin. Cependant, la zone des 74-75 $ à forte probabilité de rebond résiste depuis déjà une semaine et les stochastiques sont survendues. Il reste cependant encore de la marge au niveau du RSI ce pourquoi un positionnement idéal sur le titre ne se ferait pas avant les 70 $ (il est possible étant données l'environnement actuel qui entoure Monsanto que le titre plonge encore plus bas, peut-etre 65-66 $, et renoue ainsi avec les niveaux les plus bas de l'année, mais 70 $ me semble être un prix intéressant). Je ne tenterai rien avant qu'on approche de ce niveau ce qui risque de me faire rater une occasion, l'avenir nous le dira. Dans tous les cas, mon premier objectif se situe à 79.50 $, puis 85 $. Je doute que Monsanto rejoigne ce dernier niveau de prix rapidement, car véritablement le titre est malaimé ces dernières semaines. Et ce jour, malgré une belle performance des indices Américains (en tout cas à 18 heures), Monsanto ne parvient pas à s'afficher en hausse très nette, et vient de basculer dans le négatif, tout en évoluant autour de la water line. Ce pourquoi je manque de confiance quant à une prise de position immédiate, mais les boursicoteurs les plus agiles pourront tenter l'aventure.


Sur le long terme, il reste de la place pour croître. Comme le montre le diagramme de répartition des ventes de Monsanto, la firme est très centrée sur l'Amérique du Nord et l'Amérique latine. Les zones Europe-Afrique et Asie-Pacifique offrent de larges possibilités. La semaien dernière un nouveau produit a été scientifiquement approuvé par l'Union européenne. Le dividende est très limité et n'atteint même pas les 1.5 % de rendement aux niveaux actuels, ce n'est pas une priorité du management, qui vise avant tout GROWTH GROWTH et encore GROWTH.

J'avais écrit quelques détails sur Monsanto sur un article de janvier si cela vous intéresse.

Voilà pour Monsanto, à suivre de près durant les prochains jours.
Sinon j'ai mentionné Unibail-Rodamco (UL) plus tôt dans la journée qui a vraiment brillé aujourd'hui en montant de 5.50 %. J'apprécie le titre qui se trouve être une des composantes les moins traitées, les moins suivies et les mieux rémunérées du Cac40, mais là encore, il manque de signaux clairs et nets m'incitant à entrer dans une optique court-termiste. Mis à part le fait que la valeur a été ajoutée à sa Focus List par JP Morgan.Je suis plus inquiet pour le moyen terme, car cette foncière est centrée sur l'immobilier commercial (grands centres commerciaux dont celui de la Part-Dieu et tours de bureau principalement à la Défense), et ce segment particulier s'effondre véritablement: chute ou renégociation des loyers, endettement parfois important, réserves de cash largement distribuées sous forme de dividende au cours des dernières années, mais par chance la France est moins touchée que les Etats-Unis...Bref, je suis donc assez inquiet sur le moyen terme, mais moins sur Unibail que sur d'autres foncières. Là encore, je n'ai rien d'autre à faire qu'attendre un meilleur point d'entrée.


De plus, je le répète, m'en allant très bientôt en vacances, je préfère ne pas ouvrir de positions trop peu sûres. Le marché est en hausse très nette outre-Atlantique après des statistiques économiques assez contrastées. D'autres, tout aussi importantes, seront publiées demain avec, au premier plan, le taux de chômage US pour juin après l'estimation de ce jour, accompagné par le nombre de nouveaux inscrits à l'ANPE version US. J'ignore si le rebond d'aujorud'hui tiendra bon, mais le fait est que celui-ci n'est pas très très dynamique...La volatilité faiblit de jour en jour, j'ai parfois le sentiment que le marché a retrouvé quelque peu ses conditions pre-Lehman, et même s'il ne s'agit que d'un sentiment, ceci ne peut être que positif. Quoiqu'il en soit, bonne fin de trading session :)

La deuxième moitié de l'année commence bien


A l'image des derniers mois, juillet commence sur une note positive. Le Cac40 grimpe de plus de 1.5 %, avec en vedette ma petite préférée Carrefour (CA) qui prend 5 % après avoir présenté un plan d'économies de 4.5 Mds € lors d'une réunion d'analystes. Sur le long terme ce plan correspond parfaitement aux espérances, même si dans un premier temps, le marché a plutôt mal acceuilli cette annonce. Les futures US sont également en terrain positif en pre-market, autour de 920 points pour le S&P500. Pourtant la première news capitale de la journée a été vraiment mauvaise. Il s'agit de l'estimation des destructions de postes par le secteur privé en juin selon l'institut ADP. Le consensus tablait sur 388 000 destructions d'emplois, mais l'estimation est ressortie à 473 000, soit presque autant que le mois précédent, ce qui nuance les perspectives de stabilisation rapide du marché de l'emploi et qui devrait porter à 10 % de taux de chômage.


Tout se reprend ou presque ce matin, EADS gagne plus de 3 % après sa chute de la veille alors que la compagnie yéménite est de plus en plus pointée du doigt et que la France est accusée d'avoir gardé pour Elle les problèmes connus de la compagnie, pour protéger l'avionneur européen...Ah les Comores...Tout d'un coup, comme après chaque crash de Junk Plane (on parle bien de junk bonds, c'est drôle mais on attend toujours la catastrophe avant d'agir), on se remet à parler compagnies bidon à interdire...Mais comme toujours, celles qui vont se voir interdire certains espaces aériens renaitront ailleurs ou laisseront leur place à d'autres...EADS a également signé un gros contrat avec l'Arabie Saoudite (plus d'1 Milliard pour une barrière de sécurité avec un pays non identifié...je dirais Iran ou Irak à tout hasard). Le titre se rapproche de la borne supérieure de son range, si on casse on pourrai s'attendre à un joli rebond. Mais je privilégie un nouvel échec de la hausse, cela reflétant cependant mon pessimisme quant à EADS. Le pétrole grimpe également en même temps que l'ensemble des matières premières qui profitent de l'apparente bonne forme de l'industrie chinoise, ils sont vraiment increvables...


La grosse actualité aujourd'hui c'est également AIG, le très estimé assureur Américain a décidé de procéder à deux choses importantes: la cession de ses activités carte de crédit taïwanaise à Nomura, et le split inversé, un reverse split qui multiplie par 20 la valeur des actions AIG, qui devraient donc ouvrir non loin des 20 $. Liddy se dit confiant quant au remboursement de l'Etat US par AIG. Voilà pour l'essentiel, les futures sont toujours vertes, mais nous sommes en attente des 2 autres news capitales du jour: les ventes de maisons (attendues en légère hausse de 0.7 % et les dépenses de construction), et l'ISM manufacturier attendu à 44.5 (signe de contraction de l'activité). Il y aura également un peu plus tard les stocks pétroliers hebdomadaires.


Je vous laisse, l'orage menace, et je dois aller regarder Betty Liu. En attendant je vais essayer de trouver quelques valeurs se trouvant dans une bonne configuration technique ou vraiment attractive. Un peu comme Sanofi lundi, Total Gabon bientôt. A noter que vivendi a touché son plus bas 2009 aujourd'hui, plus très loin du plus bas annuel. Bientôt, oui très bientôt, quand les craintes s'envoleront (ou se confirmeront, je vois bien le management tenter une acquisition sur un marché porteur) il sera bon d'entrer LONG, up up up ! La belle endormie du Cac, Unibail, parait se réveiller à + 3 %, la compagnie est intéressante.






Affaire à suivre, bon après-midi. Je crains que les news déçoivent tout comme l'estimation d'ADP, nous serons vite fixés, dans moins d'une heure désormais.

mardi 30 juin 2009

First Half 2009 Ended...


Que le temps passe vite, ne trouvez-vous pas?...Déjà la moitié de l'année derrière nous. Tellement d'émotions, de choses insolites inédites, de la panique à l'euphorie, nous avons tout vécu en l'espace de ces derniers mois. Dire que je n'ai pas voulu de cette maudite carcasse de Citigroup à 1 $...Le bilan du premier semestre est plutôt nul en terme de progression boursière, le Cac40 abandonne quelques pourcents, le Dow Jones Inudstrial Average cède un peu plus de 3 %, mais l'indice élargit S&P500 parvient quant à lui à progresser de 1.78 %. Pas mal quand on se souvient de l'ampleur du désastre du début d'année!!! Mais si on s'intéresse au Nasdaq, la performance du S&P500 apparaît SO ridiculous.




Les technologiques grimpent de plus de 16 % en 6 mois, joli tour de force, mais SO easy quand toutes les plus grandes composantes explosent! Microsoft (NASDAQ:MSFT) s'adjuge un "petit" 22 % de hausse, porté par le succès annoncé de Windows 7, mais cela représente quelquechose comme 40 milliards de capitalisation en plus, pas mal en 6 mois, même si on est loin des mouvements des années past Dot-Com Bubble Burst. Google (NASDAQ:GOOG) qui pèse 133 milliards reprend 37 %, mais la palme va aux fabriquants de smartphones que sont Research in Motion +75 % (NASDAQ:RIMM), le fabriquant canadien de mon meilleur compagnon et Apple (NASDAQ:AAPL) qui reprend carrément 67 % et sans le vénéré Steve Jobs, qui l'eût cru?? A ce propos, Steve revient aux commandes après son congé maladie de 6 mois (désordre hormonal, et transplantation d'organe dans le Tenessee, à croire que la Californie tombe vraiment en ruines...Courage Schwarzy...), ce qui je l'espère pour Apple s'accompagnera de véritables innovations, pas de simples améliorations comme ce à quoi nous avons eu droit aux dernières keynotes, n'en déplaise aux puristes, le dernier iPhone aussi génial soit-il ne place pas Apple en sûreté face à la concurrence...Cependant, il se vend bien, et là, je n'ai rien à faire d'autre que de tirer mon chapeau.

Oh et puis, je ne peux pas m'empêcher (je sais que vous m'avez vu venir) de mentionner Palm (NASDAQ:PALM), fabriquant de PDAs côté sur le Nasdaq, mais trop petit pour figurer parmi les valeurs présentes dans l'indice témoin de ce marché. Grâce à son inattendue remise en forme rapide grâce à son iPhone killer, le Palm Pre (dites pré), Palm grimpe, ou plutôt explose, je dirais même SKY is the LIMIT...+440 % ! Si jamais il reste des actionnaires qui ont pris part à l'IPO, je doute que ce parcours boursier exceptionnel les réconforte, car Palm est toujours bien en-dessous de leur prix d'entrée. Tout est donc encore une fois relatif, mais GG PALM, si je puis me permettre.






Voilà pour le marché US dans sa globalité qui signe sa meilleure progression trimestrielle depuis 1998. Le secteur de l'énergie s'en sort plutôt bien lui aussi, en hausse de plus de 5 % sur 6 mois alors que les prix du light sweet crude oil retrouvent des niveaux pre-Lehman de l'ordre de 70 $. Les traders ont tenté de le faire grimper vers 75 $, mais pour l'instant c'est un échec, à cause (ou grâce je ne sais pas trop ce qu'il vaudrait mieux, même si le à cause me semble plus approprié en tout cas en ce qui me concerne) de la baisse surprise de confiance des vénérés consommateurs US, comme je l'écrivais plus tôt dans la journée. Les prix du brut demeurent en-deça de la moyenne des prix de 2008, mais nous n'en sommes guère loin, ce qui m'inquiète. Surtout lorsque l'on sait que les chinois continuent de pomper un maximum. Imaginez la situation si les tankers qui servent en fait à stocker des piles de barils remplis de cet or noir visqueux n'avaient pas été mis à contribution dès décembre!






EADS mériterait un article. L'avionneur européen se déciderait t'il enfin à sortir de son range (cf un article précédent)? En tout cas il joue de malchance, avec deux crashs d'airbus en un mois, et toujours plein de Frenchies qui en souffrent. Paix à leurs âmes. Mais cette fois, aucun doute, la compagnie était tellement bidon qu'un avion en papier aurait peut-être eu plus de chance d'arriver à destination sans casse. Boeing souffre du retard de son B787 Dreamliner, comme EADS en son temps à cause de l'A380. C'est dommage, c'est véritablement un bel avion. Je détaillerai le sujet demain si j'ai le temps et si cela vous intéresse :)






En conclusion, un semestre absolument exceptionnel et incroyable s'achève. Je me remémore l'année dernière à la même époque. Les choses ont bien changé. On sentait la tension en juin 2008, avec ces prix du pétrole qui battaient des records chaque jour, et ce dollar qui s'affaiblissait chaque jour un peu plus. Et cette crise qui chaque jour se faisait plus menaçante...Je ne ressens plus cette tension, ou plutôt cette peur, pour les intervenants, le pire est derrière nous. Je vais donc partir plus détendu en vacances cette fois, sans même chercher à parier sur GBP/USD, mon plus grand regret de 2008...Par témérité (et sans doute aussi par rationnalité) j'avais liquider à perte avant de m'en aller en Catalogne coupé d'internet pendant 3 mois un magnifique ordre short ouvert au-dessus de 2 $...Bref, depuis déjà un bon mois le marché se fait plus hésitant, on est plutôt flat flat, on se demande où tout ça va aller, qu'est ce qu'il va se passer ensuite. Les nouvelles de l'emploi US et la vague de résultats d'entreprises vont déterminées les mouvements à venir, sans oublier ce cher pétrole qui aura lui aussi son rôle à jouer. De toute façon je m'en fiche de juillet, d'ici une semaine je serai coupé du monde, il pourra bien se passer ce qu'il se passera ;) Sauf si je trouve du Wi-Fi sur la plage histoire de ne pas profiter du paysage, je serai vite fixé!


Bonne nuit et à demain !




Ah confiance, quand tu nous tiens


La séance de ce mardi 30 juin a commencé dans le calme, après la performance positive de la veille. A noter que la livre sterling a atteint son plus haut de l'année face au Dollar à près de 1.6750 très brièvement, avant de s'écrouler comme un château de carte vers 1.6450.
Mais tout était trop simple, en ce dernier jour du premier semestre, dernier jour de juin. Les indices ont basculé dans le rouge avec la baisse de confiance mesurée des Ô combien précieux consommateurs Américains. L'indice de confiance est ressorti à 49.3, contre 54.8 en mai et 55.4 attendu, ce qui est donc assez significatif. La performance du jour me parait donc assez rationnelle, même si la confiance ne mesure pas le niveau de consommation...et il ne s'agit là que d'un échantillon de 5 000 ménages, représentatifs certes, mais nous savons à quel point les conditions diffèrent d'un Etat à l'autre. Les Yankees ont sans doute eu peur de se retrouver avec du gallon d'essence à 4 $, il faut dire que le sujet a fait son retour ces derniers temps, ce qui explique sans doute pour partie cette baisse de confiance. Et quand le consommateur US a le moral dans les chaussettes, une seule chose à faire: courber l'échine et prier pour que ça passe.






Dans le même temps, on remarque que de chaque côté de l'Atlantique la confiance des investisseurs poursuit quant à elle son ascension. Voici l'indice le plus suivi (en tout cas, moi, je le surveille), l'indice de confiance des investisseurs par State Street, qui soit dit en passant, figure sur ma liste de valeurs préférées depuis déjà de longs mois. Jolie remontée de pente donc, mais le plus important reste la confiance des consommateurs, et à la moindre correction un peu prolongée, la confiance des investisseurs risque d'en prendre un gros coup (cet indice reste plutôt efficace quand on regarde de près les données des 12 derniers mois). J'utilise ce graphique mais j'ignore si j'en ai le droit...Après tout, j'utilise deux de leurs index (un pour les actions mondiales, l'autre pour les obligations) depuis que j'ai atteint l'âge de raison, ils peuvent bien me laisser utiliser leur graphiques!






A noter la chute d'EADS et le secteur pétrolier à la peine. Bons trades, à plus tard.

lundi 29 juin 2009

Bernie Madoff sévèrement condamné?


Et bien voilà, le feuilleton de l'hiver a pris fin cet après-midi. Le verdict a été rendu, Bernard Madoff a été condamné à la peine maximale possible, soit 150 ans de détention. Bien sûr, ayant 71 ans et, à moins qu'un valeureux chercheur puisse doubler l'espérance de vie, ceci correspond pour celui qui a roulé dans la farine Steven Spielberg, des collègues, des milliardaires, des banques, mais aussi de pauvres gens qui ont perdu toutes leurs économies, à une peine à perpétuité. Avec un gros supplément moral, la justice Américaine insiste bien sur le fait que la peine se poursuit jusqu'à son terme, car ses crimes sont moralement inacceptables. 150 ans peuvent paraître totalement idiots, ridicules, mais dans la culture de la justice américaine, l'aspect symbolique et religieux importe beaucoup. J'aime assez cette façon de penser, mais cela n'engage que moi bien entendu. Combien de victimes physiques indirectes? Au moins une, je pense au gestionnaire français, De la villehuchet, qui avait mis fin à ses jours dans la tourmente de la révélation du Ponzi Scheme.






On parle déjà de reconsidération du cas Madoff dans un futur proche, mais tout porte à croire qu'il finira ses jours en prison. Alors que des milliards (on parle de 65) se sont évaporés, les autorités cherchent à récupérer un maximum de cash, de biens à la famille madoff en vue d'indemniser les victimes, mais ce qu'elles vont récupérer sera véritablement marginal. Bien-heureux ceux qui ont fermé leur compte Madoff il y a quelques années. Bien-heureux ceux qui n'ont pas tout misé chez Madoff. Ainsi, encore une fois le bon vieux proverbe s'est vérifié: ne jamais mettre ses oeufs dans le même panier. Il est sage d'en avoir plusieurs, et vraiment au moins deux.






L'audience du procès a applaudi l'annonce du verdict. D'après ce que j'ai pu voir sur bloomberg, les victimes sont satisfaites. Elles espèrent récupérer leur argent, au moins pour partie et pour "50 % I will be in heaven!", a dit une américaine plutôt tourmentée. Certains pensent que Bernie cache des fonds dans des compte off-shores, mais trouver des sommes importantes semble de moins en moins probable. Ruth, l'épouse du diable se dit dévastée (par la trahison de son mari, pas par la sentence), et devrait sauver quelques billes, elle pourra conserver 2.5 millions $ de cash si mes souvenirs sont bons.


La peine est à comparer avec celles des plus mauvais PDGs de l'histoire américaine: un autre Bernard (Ebbers) pdg de worldcom, et Jeff Skilling pdg d'Enron. Tout deux sont responsables de la misère de beaucoup de monde, et les pertes ont là aussi été considérables. La capitalisation d'Enron dépassait les 60 milliards $, donc on peut mettre en comparaison l'importance des dégats entre ces deux vilains financiers. Pourtant, ils n'ont été condamné qu'à 25 et 24 ans de prison. Ebbers purge sa peine en Louisiane, Skilling dans le Colorado. Je suppose que Madoff restera dans l'Etat de New York. Peut-être ira t'il retrouver un compagnon en la personne d'un autre pro de l'escroquerie, Sir Allen Stanford, mais il faudrait pour cela qu'il obtienne un transfert de cellule à Houston. Mais après tout, quelle importance?
Bref, méfions nous de ce qui est trop beau (croissance exponentielle permentente ou rendement élevé assuré quelle que soit la tendance du marché), et attention aux Bernard, si je puis me permettre ;)






Quoiqu'il en soit, la planète finance a été bien purgée par cette crise sans précédent. Mais Wall Street a toujours eu la mémoire courte (trop?), et la nature humaine, ou du moins la nature de certains de nos congénères, fait qu'il y aura toujours des mini madoffs quelquepart. Il est malheureux de devoir en arriver à un chaos total pour que les choses soient réglées, mais il en est ainsi, je doute qu'il en soit jamais autrement.


Sur cette petite note philosophique, je n'ai plus qu'à vous souhaiter une bonne soirée. Et bons trades :)