mardi 18 novembre 2008

Coca Cola Company (NYSE:KO), appetizing?


A l'image de Danone que j'ai analysée la semaine dernière, Coca-Cola revêt un caractère défensif durant ces temps incertains. Tout le monde connait Coca Cola et ses produits, un des symboles de la mondialisation. J'avais émis une préférence envers Pepsi (NYSE:PEP) il y a quelques semaines, mais il semblerait que Coca Cola résiste mieux au ralentissement, étant plus solide. Pepsi sera plus intéressante une fois que l'effet de la crise se sera estompé, car la firme bénéficie d'un potentiel de croissance immense (Coca Cola réalise une majeure partie de son chiffre d'affaires hors des Etats-Unis, contrairement à Pepsi qui reste centrée et dépendante du marché Américain). Au niveau des produits, Pepsi a une meilleure réputation, surtout chez nous, car elle est propriétaire de grandes marques comme Tropicana, alors que Coca Cola fait immédiatement penser à "sucres", ou ce genre de préjugés, souvent vérifiés (le groupe possède cependant Minute Maid). 





Le dernier trimestre, Pepsi a déçu le marché, avec des profits en baisse de 10% et un plan de licenciement (rien de dramatique cependant), alors que Coca Cola a plutôt bien performé, bénéficiant de sa structure internationale. Bien entendu, le management de Pepsi a compris quelles étaient ses lacunes et a annoncé un plan d'investissement en Chine de 1 Milliard $ (encore une fois, pepsi dispose d'un potentiel de croissance important, je me répète, mais cela est très important; sur 10 ans, Coca Cola abandonne un peu de terrain, alors que Pepsi gagne 35 %). Bon point pour les deux valeurs, la pression pesant sur leurs marges a disparu en même temps que l'effondrement des cours des matières premières. Aujourd'hui, les principales causes qui ont plongé Coca Cola dans le rouge sont les dégradations d'analystes sur la valeur, et le secteur, UBS par exemple a un avis "neutre" et un objectif à 55 $, exactement comme Credit Suisse.







Voici le graphique de KO à l'ouverture, quand le titre abandonnait 4 % sur les 42 $, proche des plus bas annuels à 40.29 $. Le petit support des 42 $ a bien résisté lors de cette séance volatile. Deux supports important soutiennent le titre, à 40 $ puis 38.50 $. Le RSI ne donne pas d'indications claires, mais les stochastiques et le %R suggèrent que le titre est proche de la survente; le Macd se trouve au-dessus de sa ligne de signal, mais en secteur négatif. Le dividende frôle les 3.5 % annuels, ce qui est acceptable, et légèrement supérieur à celui de Pepsi. Une prise de position au contact des supports semble être une action réfléchie et comportant globalement peu de risques, surtout pour un investissement. Pour des trades intraday, la valeur est assez facile à suivre, je l'ai fait aujourd'hui, à chacun d'agir en fonction de ses techniques.





Enfin, je mentionnerai Warren Buffett. L'investisseur légendaire détient précisément 200 millions d'actions KO, soit 8.6 % du capital total, et 15 % du portefeuille de Berkshire Hathaway. Warren Buffett va, durant les prochaines semaines, devoir faire part de ces récents mouvements sur les actions US, et il sera intéressant de voir ce qu'il fait de Coca Cola, sans doute pas de changements mais sait-on jamais...Chaque fois que l'on découvre ses récentes prises de position, ses ventes, les titres concernés réagissent et vont dans la même direction que Buffett au cours de la séance. Petite note à propos des actions Berkshire Hathaway, les classes A (BRK.A), les actions les plus onéreuses qu'il soit, ont clôturé pour la seconde fois d'affiler sous les 100 000 $, un plus bas depuis octobre 2006, et les classes B (BRK.B), ont frôlé la barre des 3 000 $, peut-être pourrais-je un jour me positionner sur ce titre... Ce jour viendra.


Bons trades :)








lundi 17 novembre 2008

Apple (NASDAQ:AAPL) peut-elle faire mieux que résister?



Bien mauvaise journée sur les places boursières mondiales, encore une fois, mais relativement calme. Le Dow Jones a abandonné 2.63 %, le Nasdaq terminant à -2.29 %. Apple a terminé, avec le marché, à 88.14 $, en baisse de 2.33 %. Apple est une valeur catégoriée comme cyclique, et comme je le répète souvent, il vaut mieux éviter de s'exposer sur ce genre de valeurs. Il y a bien évidemment des exeptions, et Apple pourrait être l'une d'entre elles, voilà pourquoi j'aborde le titre aujourd'hui.






Le titre consolide, autour des 90 $, après être sorti d'un canal baissier, qui a divisé les cours par deux. Techniquement, Apple se rapproche d'un support clé, autour des 85 $, point à partir duquel le titre est toujours reparti à la hausse. Les stochastiques, lentes et courtes indiquent un probable retournement à venir, à court terme. Si jamais cette zone est testée à nouveau, et qu'elle résiste encore une fois, alors il ne faudra pas rater l'occasion, un rebond vers les 100, puis 110 $ étant facilement réalisable. Ne pas hésiter cependant à placer un stop loss, car il s'agit là d'une valeur vraiment volatile.




Pourquoi Apple serait-elle une exeption?
Premièrement parcequ'elle parvient à vendre toujours plus. Alors que le marché des iPods tend à saturer, la firme s'affirme sur le marché des mobiles,  et grignote sans cesse lees parts de ses concurrents dans le domaine des ordinateurs (surtout laptops). Les dernières estimations de ventes sur le trimestre actuel sont satisfaisantes, mais il faudra attendre la période de Noël pour que la tendance se confirme. Ensuite ,de très nombreux analystes recommandent la valeur, encore aujourd'hui Piper Jaffray a confirmé son conseil d'achat, avec un objectif ambitieux (utopique?) de 250 $. Très clairement Apple est la mieux positionnée dans son secteur pour faire face à la crise, elle fabrique des produits de qualité, et surtout, à la mode, et touche un public de plus en plus large.

Soyons donc prêts à nous positionner sur Apple, et n'hésitons pas à liquider au plus vite afin d'aller s'abriter sous des cieux plus cléments.


Bons trades.

vendredi 14 novembre 2008

Scor Se (SCR), excès de hausse?

En ce dernier jour de semaine, Le Cac40 reste en hausse assez importante, rattrapant le rebond que Wall Street a effectué la veille. Cependant, les indices Américains ont ouvert dans le rouge, ce qui limite notre rebond, et commencent même à plonger de plus de 2 %. Sur la place parisienne, certaine valeurs effectuent une séance assez ample, comme Nyse Euronext, Vallourec, et Scor SE. Il serait logique le marché parisien limite son mouvement haussier, imitant Wall Street, mais attention, nous ne sommes pas à l'abri de changement de situation brutal, comme lors de la séance de jeudi.


Scor Se gagne 10.36 % à 14.78 €. Il s'agit du plus important réassureur français effectuant la très large majorité de son chiffre d'affaires en Europe et Amérique du Nord. La valeur a bien entendu souffert ces derniers mois, mais globalement moins que les autres assureurs et réassureurs. En effet, la société est parvenue a conservé ses marges et a démontré qu'elle n'était que très faiblement exposée aux actifs à risques, peu exposée à Lehman, AIG et autres. De plus, les agences de notation, telles que Fitch et S&P ont relevé la note de crédit du groupe en aout et septembre.







Depuis fin octobre, Scor effectue un beau parcours boursier, gagnant près de 50 % depuis le 29 octobre, lorsque que le cours avait franchi les 10 € à la baisse. Comme nous pouvons le constater sur le graphique, il se pourrait que la hausse soit un peu trop rapide, et nous pourrions donc envisager de vendre. Le RSI n'est pas encore suracheté, il reste donc un léger potentiel de hausse à court terme, qui ne devrait pas mener le titre plus haut que 16 €. Les stochastiques, quant à elles, sont surachetées. J'estime qu'un retour vers le cours d'ouverture de ce vendredi, à 13.21 € est envisageable à court terme, voire un retour à 11 €, mais cela nécessitera un climat boursier dépressif, je considère qu'il serait plus prudent de ne pas avoir un objectif aussi ambitieux.

Bons trades.

jeudi 13 novembre 2008

The Bull is Back!



Encore une séance terriblement volatile qui se termine, cette fois-ci, en territoire positif. L'ensemble des valeurs US a grimpé très fortmeent, nous avons eu droit à notre rallye hebdomadaire habituel en quelque sorte...Le S&P 500 cloture sur les 911 points, à +6.92 % après avoir atteint son plus bas en 5 ans, le Nasdaq à + 6.50 % et le Dow Jones revient aux niveaux de mardi, en hausse de 6.67 %.




La performance du jour est très significative, le rebond s'est effectué lorsque le point le plus bas a été atteint. Cela signifie une chose importante: les acheteurs sont là, ils sont près à saisir les affaires qui se présentent à eux. Ils attendent les niveaux les plus attractifs possibles et souhaitent revenir sur les marchés actions/obligations. Et comme nous l'avons vu, ils ne voudraient surtout pas rater le nouveau départ. Le rallye de ce soir pourrait être causé par une vague d'achat par les instituions financières sur le tracker du S&P500, mais cela reste à prouver...Cependant, je pense que nous allons encore avoir des mois, de longs mois, d'instabilité boursière, de dégradation des conditions économiques, de hausse du taux de chômage...La baisse de la consomamtion qui apparaît dans les statistiques est celle causée par le prix du pétrole cet été principalement, nous risquons d'être vraiment déçus prochainement des chiffres qui, tout porte à le croire, seront de plus en plus mauvais.


Que pensez alors du rebond du jour, surtout mené par le secteur de l'énergie, des matières premières? Où nous mènera t'il? Certainement pas très loin, nous pouvons imaginer un retour du Dow Jones sur les 9500 points par exemple, mais une chose est certaine, l'instabilité va se poursuivre. Certaines actions sont intéressantes, les valeurs solides qui me tiennent à coeur, comme Procter & Gamble (NYSE:PG), Johnson & Johnson (NYSE:JNJ) confirment leur force. Nous pourrions par ailleurs profiter du rebond pour envisager des ventes à découvert sur des entreprises qui ne seront vraisemblablement pas épargnées, je pense à Nike (NYSE:NKE), ou Google (NASDAQ:GOOG), toutes deux des valeurs qui n'ont pas atteint mon point d'entrée pour effecteur une "short sell" avant la récente décrue. Nike connaitra des temps difficiles car les consommateurs n'auront plus besoin d'avoir 10 paires de baskets ( ;) ) et Google parcequ'il est probable que son chiffre d'affaires s'arrête de croître aussi rapidement, tout comme ses revenus. Mais, pour ces deux valeurs, il est trop tôt, les cours sortent à peine des zones de support et de survente, attendons donc. A suivre également Activision-Blizzard (NASDAQ:ATVI) qui sort deux nouveaux opus de ses plus célèbres franchises en cette fin de semaine. Pour moi la valeur est un "buy" si jamais il est possible de l'avoir autour des 10 $.







Pour terminer, je parlerai d'Hermès (RMS), analysée hier. Mon scénario était juste, pou la petite histoire, je fus même en avance sur Reuters de près de trois heures. Le titre a franchi ma résistance à 128 €, durant quelques minutes, avant de retomber à 117 €, et d'abandonner aujourd'hui près de 7.50 %, pour terminer à 108.35 €, en limitant la casse. Il apparaît donc que la hausse technique (Short Squeeze) se soit arrêtée. Certains voudront peut-être viser un des deux supports proches et importants que sont les 100 puis les 90 €, je considère cependant qu'il vaut mieux sécuriser ses profits dans pareilles conditions. J'attendrai des signaux plus clairs pour me repositionner, la valeur conserve tout son intérêt. D'après Challenges, la famille des descendants du fondateur de la maison Hermès sont les seuls à avoir réussi a augmenter leur fortune du top10 en France, cela mérite d'être salué.



N'hésitez pas à me demander des éclaircissements. Bons trades.

mercredi 12 novembre 2008

Hermès (RMS) atteint des sommets


Alors que la bourse persiste dans sa morosité avant l'ouverture de Wall Street, Hermès monte pour la 5ème séance consécutive et côte 115 € en hausse de plus de 7 %. Cette situation contraste fortemement avec celle de ses concurrents du secteur du luxe, pénalisées par les menaces qui pèsent sur la consommation et sont tous plus ou moins proches de leurs plus bas annuels. Pour la première fois en 10 ans, les ventes des marques de luxe devraient diminuer en 2009, mais Hermès pourrait passer au travers du ralentissement car la marque est axée sur le haut du segement, axée vers les plus fortunés, ceux-ci étant traditionnellement les moins sensibles aux récessions.





Hermès est avant tout une entreprise familiale, 72 % de la capitalisation est contrôlée par la famille du même nom. Ceci réduit donc énormément le flottant du capital. D'après ce que j'ai pu lire, environ 8 % des actions Hermès ont été empruntées, principalement pour effectuer des ventes à découvert. Or, les personnes ayant misé sur une baisse se trouvent dans l'obligation de racheter dans la panique, ceci n'est pas sans rappeler la récente envolée de Volkswagen. On le remarque bien dans les cours intraday, très souvent la hausse se fait dès le début de la séance, et le titre reste globalement stable jusqu'à la fermeture. Hermès est une des rares valeurs en hausse cette année en France, et il se pourrait qu'elle intègre prochainement le Cac40, peut-être en 2009, ceci sera encore un point bénéfique pour l'entreprise. De plus, une rumeur a enflé ces dernières années, et particulièrement au printemps. La rumeur serait que la famille contrôlant le groupe pourrait le vendre à un rival plus grand, comme LVMH, voire PPR. Mais à chaque fois, le Pdg Jerome Guerrand (descendant du fondateur thierry Hermès) a rappelé son attachement au groupe familial, excluant toute diminution de la part que détient sa famille.







Cependant, l'action se rapproche de son plus haut historique, à 118.80 €, qui fera office de première résistance, la hausse pourrait être stoppée à ce niveau ou à l'approche de celui-ci. Les stochastiques sont surachetées et le RSI passera en zone de surachat si la hausse se poursuit. Je serais donc de l'avis de tenter une vente à découvert, le problème étant la très faible portion du capital en circulation. Peut-être pas à l'immédiat, à 115 €, mais plus tard, au contact des résistances à 119 puis, plus idéalement 121 et 128 €. Ce dernier niveau me paraît difficile à dépasser, mais tout reste possible étant données les conditions techniques assez particulières. Rappelez vous lorsque que Volkswagen a quadruplé...Mais la situation était encore plus difficile, j'ai donc bon espoir que la "hausse technique" s'arrête d'ici à la fin de la semaine ou le début de la prochaine, et les choses normales pourront reprendre leur cours, n'oublions pas que les fondamentaux sont totalement oubliés dans le cas présent.



Bons trades, n'hésitez pas à m'indiquer des actions vous paraissant intéressantes.

PS: il est 16.15, Hermès continue de grimper en très forte hausse sur le marché Parisien qui lui plonge dans le rouge. Hermès est vraiment impressionnante, les ressemblances avec le cas Volkswagen se confirment.

mardi 11 novembre 2008

Johnson & Johnson (NYSE:JNJ): Load up!


Ce mardi 11 novembre, la débacle continue sur les places boursières mondiales, Tokyo perdant 3 %, Paris 4.30 %, et New York abandonnant peu après l'ouverture 2.5 %. Johnson & Johnson est un composant du Dow Jones, une firme pharmaceutique colossale d'une capitalisation de plus de 160 Milliards $, qui compte Warren Buffett au rang de ses actionnaires. Berkshire détient 2.2 % du capital de johnson & Johnson, ce qui représente plus de 6 % de son portefeuille. Très prochainement, dans quelques semaines tout au plus, nous saurons ce qu'à décider de faire Warren Buffett au sujet de cette position, cela sera important pour l'avenir du titre. Je me permet de rapeller que Berkshire Hathaway a une moyenne de 25 % de gains annuels sur ses placements boursiers, soit près de deux fois la progression du S&P500.





Johnson & Johnson fait partie des valeurs les plus solides, elle n'est pas cyclique et offre un rendement correct de 3 %. Le titre perd aujourd'hui plus de 3 % , sur les 58 $ avec le reste du marché, et suite aux déceptions d'un nouveau médicament, le rivaroxaban. 
Techniquement, nous pouvons voir que Johnson approche de ses supports et la probabilité d'un rebond augmente de jours en jours. Le premier support se trouve à 57.50 $, mais celui des 55 $ est bien plus solide, tout comme celui des 50 $, mais il est peu probable que ce niveau soit atteint dans l'immédiat. Le RSI n'indique pas la survente, j'apprécierais donc une poursuite du mouvement baissier en direction des supports afin de pouvoir ouvrir une large position. Le croisement au niveau des stochastiques est haussier, tout comme les paraboliques, alors que le MACD est assez indécis. Prendre position rapidement me semble être une opportunité, nous pourrions fixer un objectif très court termiste à 60 $ puis 65 $.







Et pour le long terme me diriez-vous? Johnson & Johnson dispose d'un important pipeline de traitements arrivant phase III, et se trouve ainsi être ressemblante à Pfizer (NYSE:PFE), une autre action figurant dans ma liste de mes valeurs préférées. Le dividende est légèrement moins important, mais la visibilité à court et moyen terme est meilleure. Pfizer a été dégradé récemment par Goldman Sachs (NYSE:GS) à cause du manque de nouveaux produits, ce qui est parfaitement vrai, les 5 prochaines années pourraient être difficiles avec l'expiration du brevet du Lipitor, principale vente de Pfizer. Mais, ce que l'on remarque, c'est que ces pharmaceutiques ont bien résisté à la crise, et parviennent généralement à dépasser les attentes des analystes. De plus, le risque de l'effondrement de ces groupes est quasi nul, les risques sont bien moins élevés que pour les banques, ou les malheureux constructeurs automobiles...J'ai quelques craintes concernant les futures agissements du la nouvelle administration US envers les pharmaceutiques, qui sont présentées comme les grandes perdantes de l'élection avec les pétrolières, mais il est encore bien trop tôt pour statuer là-dessus. Mais globalement, Johnson, Pfizer, Lilly (NYSE:LLY), me semblent être bien armées pour les prochaines décennies.


Bons trades.






lundi 10 novembre 2008

Groupe Danone (BN), un bon placement?


Alors que les marchés US terminent dans le rouge vif ce soir, j'en viens au groupe Danone, grâce à une suggestion d'un lecteur. Comme vous le savez, Danone est l'un des plus grands groupes agroalimentaires mondial, avec Kraft (NYSE:KFT), Unilever ou encore PepsiCo (NYSE:PEP). Le groupe est surtout leader mondial des produits laitiers. En début d'année, le titre a fortement souffert à cause de l'envolée des prix des matières premières et agricoles, ce qui a eu pour conséquence d'augmenter considérablement les coûts de fabriquation, et de transport. Désormais, la compagnie n'a plus ce soucis mais elle doit faire face au ralentissement dans des pays comme la France ou l'Espagne, et subit une forte concurrence de Yoplait notemment. Vendredi, Moody's a abaissé sa perspective de notation sur le Groupe Danone, mais cela n'a eu que peu d'échos. Les résultats trimestriels ont été en ligne avec les attentes, et les objectifs 2008 ont été confirmés. Moins d'optimisme cependant pour 2009, en prenant en compte le ralentissement économique et l'éventuelle stabilité des prix des matières premières.







Les dernières réactions de courtiers ont été positives, Dresdner et Crédit suisse conseillent l'achat et ont pour objectif les 55 €. Le rendement est correct, autour de 2.75 % et les perspectives de croissance reste assez importante, et l'entreprise est solide, elle réalise déjà une très large partie de son chiffre d'affaires dans des pays émergents et est donc relativement moins dépendantes de la conjoncture dans les pays développés que certaines de ses concurrentes. Depuis un mois, le titre évolue dans un range compris entre 40 et 46 €, et se trouve ce soir à 44.29 €. Le  Macd indique qu'un retournement de situation est en cours, mais les stochastiques ne sont pas idéalement positionnées. Ainsi, j'estime qu'un achat dans la fourchette basse de ce range, c'est à dire autour des 40-41 € serait un bon point d'entrée (en cas du cassage de ce support, le prochain se trouve vers 35.50 €). 


Sur le long terme la société est intéressante, elle est considérée comme défensive, car les produits qu'elle fabrique ne sont pas cycliques. De plus, par le passé, quelques rumeurs d'OPA ont circulé, mais rien ne s'est concrétisé, mais peut-être qu'un jour...En effet, il n'y a aucun actionnaire majoritaire, aucune position ne dépassant 10 % du capital total, et une OPA reste du domaine du possible, bien que j'en doute, peu de groupes étant capables de réaliser une telle acquisitions. Etre un titre "opéable" n'est bien évidemment pas le seul avantage de Danone. Ses produits bénéficient d'une bonne image auprès du public, et sont réputés pour leur qualité. Ainsi, pour moi, Danone est un "BUY" dans la mesure où il est possible d'obtenir un discompte, idéalement de 10 %. Ensuite, je suggère de liquider une fois la fourchette haute du range atteinte, mais les plus optimistes garderont plus longtemps.

A suivre, bons trades.