Le magazine Forbes a publié ce mercredi 9 mars, sa liste mise à jour des milliardaires (en dollars US) de la planète.
Parmi ces 1210 milliardaires, 214 nouveaux entrants, dont la moitié sont originaires des BRICs.
Pour le top 3, on prend les mêmes et on recommence ! Le mexicain, tycoon de des télécoms, Carlos Slim, est le plus grand gagnant de l'année avec 20.5 Milliards $ supplémentaires pour un total de 74 Milliards $.
Sans surprise, vient ensuite Bill Gates avec 56 Milliards $ (sa fortune est composée d'actions Microsoft et de son fonds d'investissement Cascade) après des milliards distribués aux oeuvres de charité, alors que Carlos Slim a toujours clamé haut et fort que les grandes fortunes devaient créer de la richesse en investissement et en créant des emplois, plutôt qu'en jouant aux pères noël.
Le podium est complété par Warren Buffett, grand donateur lui aussi, atteint la barre des 50 milliards $ après une année tout à fait correcte pour sa firme, Berkshire Hathaway.
A noter qu'au pied du podium se trouve Bernard Arnault, premier représentant français au sein du classement Forbes, grâce à une formidable année pour LVMH. A noter également de Liliane Bettencourt termine l'année à 23.5 Milliards $, à la 15ème position.
Ce que j'en retiens?
Comme l'a écrit Robert Orben avec humour: "chaque matin, je consulte la liste Forbes: si je n'en fais pas partie, je vais travailler".
Ce blog a pour vocation de présenter mon opinion concernant différents actifs, les futures (crude oil, corn, CAC40...), l'or, les actions parisiennes, ainsi que les devises.
Retrouvez également des offres de courtage, de banque et des références pour apprendre le trading.
Ma manière d'appréhender les choses se résume simplement: K.I.S.S.* !!! (Keep It Super Simple).
Merci de votre visite, et bonne lecture.
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mercredi 9 mars 2011
lundi 25 octobre 2010
Hermès (RMS) profite de la prise de participation de LVMH
Hermès n'a que peu souffert de la crise, bénéficiant de la résilience de ses clients et de sa réputation. La maison de la rue du faubourg Saint-Honoré connaît également un développement incroyable sur tous ses marchés avec le retour des clients dans les magasins.
Le titre a été, depuis longtemps, sujet à plusieurs rumeurs d'OPA toujours démenties par les actionnaires familiaux, qui détiennent encore pratiquement 75 % des parts, mais ce de façon éclatée entre une soixantaine d'individus, alors que le gérant de l'entreprise (il s'agit d'une des rares commandites) n'est plus un Hermès.
Alors, la prise de participation de Bernard Arnault via LVMH est un signe. Après avoir mangé presque toutes les grandes familles du luxe français, LVMH s'attaquerait alors à Hermès? Mais LVMH nie vouloir prendre le contrôle de l'entreprise, tandis que la famille réaffirme son attachement à Hermès.
LVMH dispose donc de 17 % des parts d'Hermès, acquises à un prix très attractifs, autour de 80 € en moyenne. Il faut donc saluer le coup de maître de Bernard Arnault.
Si l'on additionne ces 17 % avec les 70-75 % (73 % me semble-t-il) détenus par les Hermès, plus les autres positions de SICAV et autres actionnaires individuels qui tiennent à leur cadeau lors de l'assemblée générale... Cela nous donne un flottant largement inférieur à 10 %. Il n'y a donc trop peu de titres disponibles, ceux qui ont vendu à découvert n'ont d'autre choix que de liquider à n'importe quel prix. Cela rappelle l'épisode Volkswagen-Porsche en 2008, alors que j'avais déjà fait un rapprochement avec le titre Hermès cette même année. Il s'agit donc d'un "corner". Celui de Volkswagen avait causé près de 500 % de hausse, et avait entraîné Volkswagen au rang de première capitalisation boursière de la planète.
Difficile de dire si le titre continuera sur sa lancée et s'il restera solidement ancré au-dessus des 200 €. A ce niveau, le PER dépasse les 50, et il semble très peu probable que LVMH décide de prendre le contrôle à ce niveau, si jamais la famille se désolidarisait (à ce prix là, quelques Hermès doivent être tentés, mais certainement pas ceux qui détiennent les plus grosses parts).
Certes, Hermès est une maison de qualité, toujours extrêmement rentable, peu touchée par les crises économiques du fait de sa position ultra haut de gamme. Mais de là à payer une action 200 € pour un dividende négligeable. Très peu pour moi.
Le titre a été, depuis longtemps, sujet à plusieurs rumeurs d'OPA toujours démenties par les actionnaires familiaux, qui détiennent encore pratiquement 75 % des parts, mais ce de façon éclatée entre une soixantaine d'individus, alors que le gérant de l'entreprise (il s'agit d'une des rares commandites) n'est plus un Hermès.
Alors, la prise de participation de Bernard Arnault via LVMH est un signe. Après avoir mangé presque toutes les grandes familles du luxe français, LVMH s'attaquerait alors à Hermès? Mais LVMH nie vouloir prendre le contrôle de l'entreprise, tandis que la famille réaffirme son attachement à Hermès.
LVMH dispose donc de 17 % des parts d'Hermès, acquises à un prix très attractifs, autour de 80 € en moyenne. Il faut donc saluer le coup de maître de Bernard Arnault.
Si l'on additionne ces 17 % avec les 70-75 % (73 % me semble-t-il) détenus par les Hermès, plus les autres positions de SICAV et autres actionnaires individuels qui tiennent à leur cadeau lors de l'assemblée générale... Cela nous donne un flottant largement inférieur à 10 %. Il n'y a donc trop peu de titres disponibles, ceux qui ont vendu à découvert n'ont d'autre choix que de liquider à n'importe quel prix. Cela rappelle l'épisode Volkswagen-Porsche en 2008, alors que j'avais déjà fait un rapprochement avec le titre Hermès cette même année. Il s'agit donc d'un "corner". Celui de Volkswagen avait causé près de 500 % de hausse, et avait entraîné Volkswagen au rang de première capitalisation boursière de la planète.
Difficile de dire si le titre continuera sur sa lancée et s'il restera solidement ancré au-dessus des 200 €. A ce niveau, le PER dépasse les 50, et il semble très peu probable que LVMH décide de prendre le contrôle à ce niveau, si jamais la famille se désolidarisait (à ce prix là, quelques Hermès doivent être tentés, mais certainement pas ceux qui détiennent les plus grosses parts).
Certes, Hermès est une maison de qualité, toujours extrêmement rentable, peu touchée par les crises économiques du fait de sa position ultra haut de gamme. Mais de là à payer une action 200 € pour un dividende négligeable. Très peu pour moi.
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L.C.
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16:55:00
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mercredi 19 août 2009
Wal Mart (NYSE:WMT) vs Carrefour (CA)
La semaine dernière, j'avais présenté Wal Mart, le géant du retail. J'avais placé des ordres d'achat en cas de déceptions provenant des résultats trimestriels, mais ceux ci ont été très corrects. Le titre a depuis progressé d'un gros dollar et je n'ai donc aucunement intervenu.

Si j'en reviens aujourd'hui à Wal Mart, c'est que le titre figure en bonne place parmi les valeurs surachetées du S&P500, et surtout parmi les valeurs dont les indicateurs émettent des signaux de vente, comme c'est le cas du RSI et des stochastiques, qui sortent de zone de surachat, signal baissier s'il en est un. Je ne conseille pas de shorter, ou en tout cas de miser sur la baisse via options, CFD ou autres, mais plutôt de rester à l'écart du titre, ce n'est aucunement un bon timing pour acheter. Malgré certains relèvements d'objectifs de courtiers ce jour. Deux à trois dollars de correction seront nécessaires, à mon avis, pour permettre l'apparition de bon entry prices. Cependant, je conserve mon opinion première, étant d'attendre un éventuel retour au niveau des 47 $, 47.50 peut-être.
Notre Carrefour national (CA) se trouve plutôt dans le cas contraire: la survente est proche (potentiel de baisse du RSI limité), et les stochastiques émettent un signal d'achat, le titre évoluant calmement en route vers les 31 € avec, à proximité, les 30 € symboliques testés lundi. Carrefour se situe au niveau de sa MM100. Ce titre là est une perle pour moi, une perle ramassée pratiquement au meilleur moment. J'ai été conquis par l'arrivée du nouveau management, par le dividende appréciable (certes moins exceptionnel aux niveaux actuels, à 1.08 € soit environ 3.5 % annuel). Sans oublier la présence au capital de Bernard Arnault, qui voudrait bien que son placement remonte. Il est d'ores et déjà le premier actionnaire du groupe avec Colony Capital via Blue Capital, depuis que les membres de la famille Halley ont laissé périr le pacte d'actionnaire qui les unissaient.
De plus, je considère le relooking des enseignes et la mise en valeur de la marque Carrefour comme une très bonne chose pour grignoter des parts de marché et asseoir sa place de leader européen de la grande distribution. Par ailleurs la stratégie de développement à l'international ne peut que payer, en parallèle avec le renforcement de la position de Carrefour sur le territoire national. D'ailleurs, en ce qui concerne la Chine, Wal Mart dispose déjà de 243 magasins, Carrefour...456! A en croire les sites respectifs de ces deux compagnies. Sachant que Wal Mart est, en terme de ventes, pratiquement équivalent à 2.7 fois les ventes de Carrefour, je trouve cela très flatteur pour le développement à l'international de notre champion. Et déjà son établissement en Amérique du Sud est bien important.
Je ne taris pas d'éloge sur Carrefour et je pourrais continuer comme cela encore un moment, si je n'avais crainte de vous ennuyer. Bref Carrefour est pour moi un grand groupe plein d'avenir, une légère amélioration des marges serait très bénéfique. A la moindre occasion je programme de recharger le barillet. Premier point d'entrée possible à 30 € si le support symbolique tient, mais un bien meilleur se situe à 28.50-28.75 € (si ce niveau venait à céder, ouch!). A long terme, retrouver Carrefour au-delà des 40 € me parait etre une évidence, la seule question est quand. Mais il serait déjà intéressant de voir si le titre peut remonter rapidement au niveau des plus hauts annuels, où les 34 € pourraient exercer une solide résistance.
A choisir entre Carrefour et Wal Mart, tout comme à choisir entre Total (FP) et Exxon Mobil (NYSE:XOM), je préfère largement nos valeurs françaises, non pas par patriotisme ou franchouillardise, pas du tout. Dans les deux cas nous avons des géants. Deux géants à l'échelle Américaine, et deux à l'échelle Européenne. Et puis de par le passé, j'ai eu plus de facilité à anticiper les mouvements de Carrefour et de Total. Une autre raison encore, je fais mes courses à Carrefour et le plein...à Carrefour aussi en somme ;)
Quoiqu'il en soit, bons trades et à plus tard.
mardi 10 mars 2009
Carrefour (CA) rebondit, avant sa publication
Carrefour, notre géant national de la grande distribution, la deuxième enseigne au monde, il est vrai assez loin derrière Wal Mart (NYSE:WMT), s'apprête à dévoiler ses résultats annuels ce jeudi 12 mars. Wal Mart parvient, jusqu'à présent, à réaliser des ventes aussi bonnes que l'année dernière, ce qui permet au titre de surperformer l'indice Dow Jones: sur un an, Wal Mart est stable alors que le DJ chute de plus de 40 %, et a même atteint un plus haut depuis le début des années 2000 (Wal Mart stagne entre 40 et 60 $, grosso modo), solide performance donc dans le cadre d'un ralentissement marqué de la consommation.

Carrefour ne se trouve aucunement dans le même cas de figure que Wal Mart, et abandonne plus de la moitié de sa valeur sur un an, sur fond de détérioration de ses marges, et d'érosion de ses anticipations de chiffre d'affaires. Pour faire en sorte de conserver ses clients, l'enseigne est entrée dans le jeu des opérations de réduction, qui, semble t'il, n'ont pas eu l'effet escompté (c'est en totu cas l'analyse de Credit suisse). Beaucoup de choses devraient changer prochainement: le nouveau management est en train d'adapter la stratégie du groupe et la structure du capital est appelée à changer, le pacte d'actionnaire Halley-Comet (les familles fondatrices) n'ayant plus cours depuis environ un an. Bernard Arnault est au capital via Blue Capital, qui semble avoir pris plus de participation. Par le passé, des nombreuses rumeurs ont circulé quant à des prises de participation de nouveaux actionnaires, dont Wal Mart, qui a l'avantage d'être toujours contrôlé par la famille fondatrice. Dans le contexte actuel, un rachat ou une importante prise de participation réalisée par un concurrent de la grande distribution apparait absurde, mais l'abscence de bloc permettra, à terme, de voir émerger un certain intérêt spéculatif.
A noter que la transformation des magasins de la marque "Champion" en "Carrefour Market" monopolisera une part considérable des profits, ce qui est bien dommage et ce qui traduit une lacune de l'ancien management, qui continuait à créer des "Champion" il y a encore quelques mois de cela, dont un à deux pas de mon domicile, qui à peine terminé, devint un Carrefour Market...que d'argent gâché. Mais depuis cette annonce, le titre Carrefour a littéralement plongé, ne serait-ce pas excessif?
Par ailleurs, Carrefour poursuit ses opérations de croissance, et continue d'ouvrir sans cesse de nouveaux magasins, en Chine, au Maroc ou au Brésil dernièrement. L'enseigne demeure centrée sur la France, son premier marché, et de loin (plus de 40 %), mais son développement mondial lui laisse de la place pour grandir encore. J'ai pu prendre position lundi matin à 22.89 €, avant d'avoir une belle frayeur, le titre chutant tout droit à 22 €. Depuis, un mouvement de reprise technique s'amorce.
Le RSI indique que le titre est survendu, tout comme les stochastiques qui entament un retournement haussier. Le PER est véritablement très faible, sous la barre de 10 (ce qui constitue une des motivations d'un placement dans la lignée des théories de Benjamin Graham). Les niveaux actuels devraient tenter de nombreux investisseurs, Bernard Arnault et Colony Capital, et pourquoi pas d'autres? Le rendement offert par le titre est, lui aussi, intéressant, et devrait être d'environ 4.5-4.8 % (1.08 € par action l'année dernière). Pour moi, très clairement, Carrefour fait partie de ces quelques valeurs trop lourdement sanctionnées. Le groupe est présent dans le secteur du "hard discount", mais cela compte pour moins de 10 % de son CA; le développement de ce type de distribution apparait nécessaire, reste à savoir si les réductions opérées dans les magasins "normaux" seront suffisantes pour conserver les clients (j'en sui moi-même un, je n'ai aucunement l'intention d'en changer). Il sera intéressant de comparer les résultats de Carrefour avec ceux de Casino Guichard, qui à l'heure actuelle ne m'intéresse en aucun cas.
A mon sens, le titre Carrefour devrait reprendre des couleurs, sous réserve que le marché ne soit pas trop négatif. Objectifs de 26 € puis 28 € à court terme, et attention à la présentation des résultats annuels ainsi que des commentaires qui seront fait jeudi matin, à 9 heures. Sur le long terme, j'estime qu'il demeure un certain potentiel baissier, nous pourrions imaginer que le titre chute un jour sous les 20 €, mais ce ne sera que pour offrir un meilleur point d'entrée.
Bons trades.
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