jeudi 2 juillet 2009

Vivendi (VIV): à quand le rebond??


Bonjour à tous,

Aujourd'hui nous sommes on our own, Wall Street demeurera clos pour cause de veille de fête nationale. Rien de noir à l'horizon en terme de statistiques économiques, la séance devrait être assez calme sur le plan des volumes, comme à présent, le Cac40 oscille paisiblement entre -0.3 % et + 0.3 %, avec tout de même une dominante de rouge. Le Cac40 lutte avec les 3100 points. Parmi les plus fortes hausses de la matinée, on retrouve Bouygues, Sanofi et Vivendi, qui grimpe de 1 %. La valeur, pourtant du secteur des télécoms réputé défensif, a été massacrée au cours des dernières semaines, je l'ai mentionné à plusieurs reprises. Vivendi chute de quelques 27 % depuis le 1er janvier, à comparer avec France Télécom (FTE) qui lui cède 18 %. Vivendi se trouve à proximité du plus bas 52w atteint en octobre à 16.32 € au cours d'une séance de purge.




Nous le savons, la future venue d'un nouvel acteur sur le marché de la téléphonie mobile en France est vu d'un très mauvais oeil par le marché, car Free qui a bien l'intention de se lancer rapidement a maintes fois annoncé une offensive sur les prix. Le marché Français est sans doute l'un des moins compétitifs au plan des tarifs, il n'y a qu'à comparer avec nos voisins européens. On peut donc dire que les trois opérateurs historiques s'en mettent plein les poches, et depuis déjà un bon moment (je rappelle que Vivendi détient 56 % de SFR, le reste appartenant à Vodaphone). Voilà ce qui pèse sur l'ensemble des télécoms, qui ne profite pas de leur statut défensif en période de rebond général que nous avons connu depuis mars. Vivendi a un (gros) poids supplémentaire qui explique pourquoi sa chute est telle, et pourquoi le titre est autant boudé.


Hier, Vivendi a signé un plus bas annuel en clôture à 16.73 € (niveau en clôture non connu depuis 2003 et prix inférieur aux actions acquises au rabais lors de la distribution du dividende), dans un marché général baissier il est vrai. Durant une bonne partie de la séance Vivendi a tenté un rebond, cependant voilà plusieurs séances que nous retrouvons cette même configuration. Ce qui pèse depuis déjà plusieurs semaines, ce n'est autre que la rumeur ni confirmée ni infirmée par le management du rachat des activités africaines de l'opérateur Koweïtien (je crois qu'on dit comme cela) Zain. Cette entité permettrait d'ajouter 40 millions d'abonnés mobile, et pourrait se faire à un prix voisin des 10-12.5 Mds $. Hors, c'est là que se trouve le hic: le marché ne souhaite pas cette acquisition surtout à ce prix là. Le groupe est endetté mais le remboursement ne pose pas de problème en tout cas dans l'immédiat. En 2011-2012 Vivendi devra rembourser d'importants emprunts obligataires. Sa filiale SFR est elle-aussi endettée, mais elle est en forme et gagne progressivement des parts de marché. Tout comme ses autres filiales, qui connaissent toutes un grand succès, comme Activision-Blizzard ou Maroc Télécom qui ont une croissance soutenue. Un rachat de Zain est très mal vu à cour terme, car oui, Vivendi devra emprunter encore, et rembourser encore, ce qui risque d'être synonyme de réduction du dividende, peut etre des investissements...


Zain, fake ou réalité?




Cependant, Vivendi dispose d'un atout pour réaliser une grosse acquisition, elle en a les moyens car elle détient 20 % de NBC (le reste est à GE) et même mieux, sa part peut être cédée et ce à un prix plancher déterminé à l'avance chaque année. Les 20 % étaient valorisés à 8 Mds$, mais en début d'année, mais étant donnée la chute des valeurs médias, sa valeur dépréciée ne serait plus que de 5 à 6 Mds$ selon la plupart des analystes. Mais tout de même, cela pourrait financer une cession de ces 20 % permettrait à Vivendi de réaliser une acquisition pour moitié sur fonds propres. De plus, il apparaît logique que vivendi ne tente pas de rachat de Zain en solitaire. Je m'attend, si jamais le cas se confirme, à ce que Vivendi cherche un partenaire afin d'avoir une filiale détenue à un peu plus de 50 %. Dans ce cas, pas besoin de nouvel emprunt. Tout ceci demeure bien entendu théorique!


L'incertitude devrait donc encore peser au cours des prochaines semaines, je me demande ce qu'attend le management pour agir...A mon sens, le fait de ne pas infirmer la rumeur signifie qu'effectivement des discussions sont en cours, mais là encore, ce n'est que pure théorie ;).
Vivendi est toujours dans un canal baissier de long terme. Le titre est proche de la zone dite de survente, mais il reste encore un peu de marge. Je suis déjà positionné sur vivendi vous le savez, mais je compte m'y replacer. 16.73 € ne me suffit pas tout à fait, j'attendrai que le cours chute encore, je m'attend même à ce que celui-ci atteigne l'objectif d'UBS, c'est à dire 16 €. Sous ce seuil, si le titre amorce un redémarrage, accompagné de signaux d'achat du RSI et des stochastiques, alors tout schuss ! Le point d'entrée rêvé pour moi serait à 15-15.10 € si jamais Vivendi chute autant. Pour l'instant, à 10 heures, rien n'incite à passer long dans l'immédiat. Quelques signes de retournement pourrait s'afficher à la clôture (resserement des bollingers, et soutien de la borne inférieure), mais pas grand chose de significatif, ce pourquoi je compte attendre encore avant d'accroître ma position au risque de manquer une opportunité.






Vivendi à suivre de près, le rebond se fait attendre, mais peu de traders osent mouiller leur chemise. Si la correction de la veille venait à se prolonger (pour l'instant le S&P500 a préservé ses supports à 875-880, mais a tout de même fini sous les 900!), Vivendi pourrait à nouveau attirer des investisseurs à la recherche de valeurs non cycliques, à haut rendement et faible valorisation. Cela fait beaucoup de si j'en suis conscient, mais le fait est que pour le moment, Vivendi ne montre pas de signes clairs de retournement et réduit son avance à +0.5 % à 16.82 alors que le Cac40 a cassé la barre des 3100 points l'espace de quelques minutes, ce qui n'est pas véritablement bon signe.

Reste à voir à quel niveau se fera la clôture. Bons trades et à plus tard.



Encore une fois, ADP avait raison !


L'étude effectuée par l'institut ADP sur le marché de l'emploi US est souvent considérée comme secondaire, parfois peu précise. Il est vrai qu'elle ne s'intéresse qu'aux créations/destructions de postes dans le secteur privé alors que les chiffres du gouvernements prennent tout en compte. Mais depuis plusieurs mois, l'étude d'ADP s'avère être tout à fait en ligne avec la réalité. Les chiffres du gouvernements sont ressortis très largement inférieurs aux attentes, mais à peu près au même niveau que ce qu'avait hier publié ADP. Le bilan pour juin n'est pas fameux puisque l'économie US a détruit quelques 467 000 postes.


Cela a eu pour conséquence immédiate de faire plonger les futures US. Les futures S&P500 abandonnent pratiquement 1.5 %. Paris n'échappe pas à la règle, déjà dans le rouge, l'indice parisien tombe de 2 % peu avant 15 heures -et la glissade se poursuit. A noter que Monsanto devrait ouvrir sous les 72 $, je conserve pour l'instant mon prix d'entrée, mais je vais peut-être être amené à le reconsidérer à la baisse, tout va dépendre de cette séance. Sanofi Aventis jusqu'à présent très bien orienté sur la place parisienne trébuche dans le rouge avec le marché dans son ensemble. Il y a bien Vivendi (VIV) qui parvient à rester dans le positif, mais de très peu. A croire que la valeur n'intéresse les acheteurs que lorsque toutes les autres s'effondrent. Enfin, la hausse de Vivendi n'est pas non plus euphorique, le titre peine toujorus autour des 17 €. Autre petite note, EADS, qui redescend encore, là encore difficile de repérer une orientation claire, même si je privilégie toujours une correction. Enfin le secteur automobile qui plonge. Ah oui il paraît que les aides (notamment de la France et de l'Allemagne) qui ont permis aux Renault et autres fabriquants de petites voitures de garder la tête un peu en-dehors de l'eau vont perdre beaucoup de leur ampleur (prime à la casse).


Jusqu'à présent la semaine a été marquée par la faiblesse des volumes. Tout porte à croire qu'il en sera de même aujourd'hui à cause du long week-end de l'Independance Day qui débute dès demain. Traditionellement, cette période se situe, avec Noël, parmi celles où les transactions sont les moins nombreuses. Et oui, on prend peu de vacances à Wall Street. Trois jours pour Noël et quatre pour le 4th of July. Encore une statistique intéressante à découvrir dans quelques instants, les Factory Orders. La logique voudrait qu'ils ne déçoivent pas si on en croit l'ISM manufacturier publié hier. Mais si la logique était toujours vérifiée...


Par ailleurs le taux de chômage de la zone euro a rejoint celui des Etats-Unis (wouhou?) à 9.5 %. Là encore pas fameux, et les 10 % considérés comme très lointains il y a encore quelques mois sont à portée. Espérons que le marché de l'emploi se redresse rapidement, mais là encore nous aurons certainement droit à une embellie après nos amis Américains.


Voilà pour l'essentiel, je retourne à mes charts, histoire de localiser quelques valeurs intéressantes. Bon vous savez que certaines technologiques me donnent envie de shorter, mais dans l'ensemble ce sont des transactions assez risquées.
Bon après-midi.

Sanofi-Aventis (SAN): UP UP UP


Cet article est en fait le suivi de l'article publié en tout début de semaine

Depuis lundi Sanofi a bien performé. Le titre a repris plus de 7 % et côte ce matin 43.50 € en légère hausse de quelques 0.8%, mais en troisième position du Cac40 qui chute ce matin après la belle performance de mercredi alors que les futures US s'inclinent légèrement. Nos amis américains ont cédé peu à peu au cours de la séance d'hier, les indices majeurs perdant plus de la moitié de leur avance. A croire que la bonne surprise de l'ISM manufacturier ne fasse pas totalement oublier la très décevante estimation faite par ADP du secteur de l'emploi US en juin. Ajourd'hui, nous attendrons patiemment la confirmation ou l'infirmation de cette précédente étude par les chiffres de l'emploi du gouvernement. Ceci sera le point d'orgue de la semaine, avant la fête nationale Américaine.




Le titre a trouvé beaucoup de soutien à l'approche des 40 €. Désormais on remarque un signal d'achat au niveau des stochastiques (à la fois les lentes et les rapides). L'écartement très rapide des bandes de bollingers devrait accompagner la remontée du titre vers mon objectif de 44.40 €. Lews nouvelles se sont accumulées ces derniers jours. D'autres analystes ont mis à jour leur avis, c'est le cas du Japonais Nomura qui passe d'alléger à acheter et valorise le dossier à 45 €. Peu ambitieux comme moi, mais au moins il ne s'agit pas d'une dégradation à retardement comme le font trop souvent les courtiers. Goldman Sachs hier n'a pas dégradé, mais abaissé son objectif de 53 à 46 €.
Le graphique ne ressemble plus à la pointe du Hoc, c'est déjà ça!






Mais les nouvelles rassurantes proviennent surtout de la FDA, la toute puissante Food & Drug Administration. Celle-ci a remis en cause ce que nous savions déjà: le lien entre cancer et utilisation du Lantus n'est absolument pas certifié, et les études qui ont causé dans de peine à Sanofi récemment ne sont pas assez sérieuses pour pouvoir l'affirmer. Par ailleurs cette même FDA a aujourd'hui autorisé la mise sur le marché d'un nouveau médicament de Sanofi, le Multaq. Je ne vais pas vous cacher que je n'ai pas tout saisi quant à la portée de ce nouveau traitement, mes connaissances médicales sont dépassées, je demanderai un petit éclairage à mon médecin de père, je sais juste que cela sert à lutter contre des troubles du rythme cardiaque. Par contre je n'ai pas manqué de remarquer que le potentiel du Multaq qui sera lancé cet été est estimé à 1 milliard $ de ventes annuelles. Pas mal du tout donc, et cela constitue la première grande introduction de médicamentp ar Sanofi depuis de très longues années. Ceci pourrait placer le Multaq en 6 ou 7eme position des ventes de Sanofi (lovenox 2 738 millions €, plavix 2 616, lantus 2 450, taxomere 2 033, eloxatine 1 348, aprovel 1 202, MULTAQ).


Seul point d'ombre sur le dossier qui pourrait grandement limiter le potentiel de rebond de Sanofi, ce pourquoi je suis si peu ambitieux sur le titre, le retrait progressif des parts que Total (FP) détient encore. De même pour l'Oréal. A eux deux, nos géants Français comptent pour quelques 18 % du capital de Sanofi-Aventis. Total semble être le plus pressé à quitter le navire. Reste à savoir s'ils seraient prêt à liquider leur part à des prix aussi ridicules...à suivre.


Voilà pour les mises à jour principales du dossier. Encore un petit effort et l'objectif sera atteint. J'estimais probable qu'il soit atteint d'ici à vendredi, il reste encore un peu de chemin à parcourir, je risque de devoir patienter. En sus des chiffres du chômage cet après-midi à 14.30, il faudra surveiller les taux de l'ECB (ça ne devrait pas être modifié, j'insiste sur le devrait, donc ce sera encore une fois le speech qui importera le plus, logiquement) et les Factory orders à 16.00.

Bons trades et à plus tard.



Boom - How Do You do?*


Après les deux terribles crashs d'airbus du mois de juin, j'entend beaucoup de personnes autour de moi appeurées à l'idée de devoir effectuer de longs vols, particulièrement trans-Atlantique. Alors voici un petit clip plus qu'original pour (se) rassurer. Et puis si prendre l'avion ressemblait vraiment à cela, je vous assure que les compagnies aériennes n'auraient pas de problèmes à remplir tous leurs vols! Vous l'aurez compris, ce post n'a absolument aucun lien avec la bourse comme l'indique la petite astérisque ;)


Clip du "Girls Band" Boom intitulé How Do You Do. Il s'agit là d'un morceau déjà ancien, mais remis à neuf pour sa version Britannique. Et il est vrai que le clip est so British ! Ne m'en voulez pas si cela n'est pas à votre goût. Je suppose que ce type de vidéo ne plaira qu'aux lecteurs de ma génération ;)
De plus une de mes amies ressemble comme deux gouttes d'eau à Katya, ce pourquoi j'ai tant tenu à partager cete vidéo, j'espère qu'elle se reconnaitra ;) A prendre au second degré!

A tout à l'heure, pour parler bourse bien entendu!






Alors, qu'en dites vous?

mercredi 1 juillet 2009

Monsanto (NYSE:MON) aurait besoin d'un petit coup de round-up...




Alors que je faisais le tour de mes valeurs précédemment traitées, je suis tombé sur Monsanto (NYSE:MON), la pestiférée. Ce n'est là que le sentiment d'un Frenchy de la campagne. Mais moi, Monsanto, j'apprécie beaucoup! Plusieurs fois conseillée sur mon blog, cette valeur m'a toujours réussi. Dernier conseil en date, un achat en janvier avec pour objectif 85 $ qui fut atteint. A l'époque Monsanto battait trimestre après trimestre toutes les estimations de ses résultats, les choses ont désormais changé. On distingue mal les petits triangles bleus du graphique ci-dessous, mais il s'agit en fait des résultats annoncés par Monsanto. Les triangles orientés vers le haut symbolisent une hausse, et inversement. Ainsi, en janvier Monsanto en était à 5 trimestres consécutifs de résultats en progression et supérieurs aux attentes. Les deux derniers trimestres ont été moins positifs, assez décevants même. Au dernier trimestre, les profits ont diminué de 14 %, accompagnés d'une annonce de suppression de quelques 900 postes (sur 22 000 employés environ).




La principale cause à cette baisse des profits est la perte de contrôle du marché des herbicides avec le round-up qui doit affronter la montée en puissance de la concurrence. Les profits engendrés par la branche Round-Up sont anticipés en chute de 50 % de 50 % d'ici à 2012, passant de 2 à 1 Milliard $. Ceci devrait être compensé, et même bien plus que compensé, grâce à la forte croissance des ventes des produits autres que les herbicides, autrement dit les cultures génétiquement modifiées et les engrais -en plein boom, et synonyme de rendements et de productivité agricole croissants (et aussi d'une amélioration des productions agricoles, du moins en théorie!). Le titre a connu un plus haut à 145.80 en juin 2008 avant une descente aux enfers avec le reste du marché et de ses paires à l'instar de Mosaïc (NYSE:MOS)






C'est ainsi que Monsanto n'a que peu profité du rebond des marchés depuis mars, mais prend 5 % depuis janvier. Le titre évolue grandement, mais dans un intervalle assez clairement limité, ce qui a souvent aidé à prendre position de par le passé. Le titre manque de soutien à court terme à cause des déceptions suite à la publication des résultats le 24 juin. Cependant, la zone des 74-75 $ à forte probabilité de rebond résiste depuis déjà une semaine et les stochastiques sont survendues. Il reste cependant encore de la marge au niveau du RSI ce pourquoi un positionnement idéal sur le titre ne se ferait pas avant les 70 $ (il est possible étant données l'environnement actuel qui entoure Monsanto que le titre plonge encore plus bas, peut-etre 65-66 $, et renoue ainsi avec les niveaux les plus bas de l'année, mais 70 $ me semble être un prix intéressant). Je ne tenterai rien avant qu'on approche de ce niveau ce qui risque de me faire rater une occasion, l'avenir nous le dira. Dans tous les cas, mon premier objectif se situe à 79.50 $, puis 85 $. Je doute que Monsanto rejoigne ce dernier niveau de prix rapidement, car véritablement le titre est malaimé ces dernières semaines. Et ce jour, malgré une belle performance des indices Américains (en tout cas à 18 heures), Monsanto ne parvient pas à s'afficher en hausse très nette, et vient de basculer dans le négatif, tout en évoluant autour de la water line. Ce pourquoi je manque de confiance quant à une prise de position immédiate, mais les boursicoteurs les plus agiles pourront tenter l'aventure.


Sur le long terme, il reste de la place pour croître. Comme le montre le diagramme de répartition des ventes de Monsanto, la firme est très centrée sur l'Amérique du Nord et l'Amérique latine. Les zones Europe-Afrique et Asie-Pacifique offrent de larges possibilités. La semaien dernière un nouveau produit a été scientifiquement approuvé par l'Union européenne. Le dividende est très limité et n'atteint même pas les 1.5 % de rendement aux niveaux actuels, ce n'est pas une priorité du management, qui vise avant tout GROWTH GROWTH et encore GROWTH.

J'avais écrit quelques détails sur Monsanto sur un article de janvier si cela vous intéresse.

Voilà pour Monsanto, à suivre de près durant les prochains jours.
Sinon j'ai mentionné Unibail-Rodamco (UL) plus tôt dans la journée qui a vraiment brillé aujourd'hui en montant de 5.50 %. J'apprécie le titre qui se trouve être une des composantes les moins traitées, les moins suivies et les mieux rémunérées du Cac40, mais là encore, il manque de signaux clairs et nets m'incitant à entrer dans une optique court-termiste. Mis à part le fait que la valeur a été ajoutée à sa Focus List par JP Morgan.Je suis plus inquiet pour le moyen terme, car cette foncière est centrée sur l'immobilier commercial (grands centres commerciaux dont celui de la Part-Dieu et tours de bureau principalement à la Défense), et ce segment particulier s'effondre véritablement: chute ou renégociation des loyers, endettement parfois important, réserves de cash largement distribuées sous forme de dividende au cours des dernières années, mais par chance la France est moins touchée que les Etats-Unis...Bref, je suis donc assez inquiet sur le moyen terme, mais moins sur Unibail que sur d'autres foncières. Là encore, je n'ai rien d'autre à faire qu'attendre un meilleur point d'entrée.


De plus, je le répète, m'en allant très bientôt en vacances, je préfère ne pas ouvrir de positions trop peu sûres. Le marché est en hausse très nette outre-Atlantique après des statistiques économiques assez contrastées. D'autres, tout aussi importantes, seront publiées demain avec, au premier plan, le taux de chômage US pour juin après l'estimation de ce jour, accompagné par le nombre de nouveaux inscrits à l'ANPE version US. J'ignore si le rebond d'aujorud'hui tiendra bon, mais le fait est que celui-ci n'est pas très très dynamique...La volatilité faiblit de jour en jour, j'ai parfois le sentiment que le marché a retrouvé quelque peu ses conditions pre-Lehman, et même s'il ne s'agit que d'un sentiment, ceci ne peut être que positif. Quoiqu'il en soit, bonne fin de trading session :)

La deuxième moitié de l'année commence bien


A l'image des derniers mois, juillet commence sur une note positive. Le Cac40 grimpe de plus de 1.5 %, avec en vedette ma petite préférée Carrefour (CA) qui prend 5 % après avoir présenté un plan d'économies de 4.5 Mds € lors d'une réunion d'analystes. Sur le long terme ce plan correspond parfaitement aux espérances, même si dans un premier temps, le marché a plutôt mal acceuilli cette annonce. Les futures US sont également en terrain positif en pre-market, autour de 920 points pour le S&P500. Pourtant la première news capitale de la journée a été vraiment mauvaise. Il s'agit de l'estimation des destructions de postes par le secteur privé en juin selon l'institut ADP. Le consensus tablait sur 388 000 destructions d'emplois, mais l'estimation est ressortie à 473 000, soit presque autant que le mois précédent, ce qui nuance les perspectives de stabilisation rapide du marché de l'emploi et qui devrait porter à 10 % de taux de chômage.


Tout se reprend ou presque ce matin, EADS gagne plus de 3 % après sa chute de la veille alors que la compagnie yéménite est de plus en plus pointée du doigt et que la France est accusée d'avoir gardé pour Elle les problèmes connus de la compagnie, pour protéger l'avionneur européen...Ah les Comores...Tout d'un coup, comme après chaque crash de Junk Plane (on parle bien de junk bonds, c'est drôle mais on attend toujours la catastrophe avant d'agir), on se remet à parler compagnies bidon à interdire...Mais comme toujours, celles qui vont se voir interdire certains espaces aériens renaitront ailleurs ou laisseront leur place à d'autres...EADS a également signé un gros contrat avec l'Arabie Saoudite (plus d'1 Milliard pour une barrière de sécurité avec un pays non identifié...je dirais Iran ou Irak à tout hasard). Le titre se rapproche de la borne supérieure de son range, si on casse on pourrai s'attendre à un joli rebond. Mais je privilégie un nouvel échec de la hausse, cela reflétant cependant mon pessimisme quant à EADS. Le pétrole grimpe également en même temps que l'ensemble des matières premières qui profitent de l'apparente bonne forme de l'industrie chinoise, ils sont vraiment increvables...


La grosse actualité aujourd'hui c'est également AIG, le très estimé assureur Américain a décidé de procéder à deux choses importantes: la cession de ses activités carte de crédit taïwanaise à Nomura, et le split inversé, un reverse split qui multiplie par 20 la valeur des actions AIG, qui devraient donc ouvrir non loin des 20 $. Liddy se dit confiant quant au remboursement de l'Etat US par AIG. Voilà pour l'essentiel, les futures sont toujours vertes, mais nous sommes en attente des 2 autres news capitales du jour: les ventes de maisons (attendues en légère hausse de 0.7 % et les dépenses de construction), et l'ISM manufacturier attendu à 44.5 (signe de contraction de l'activité). Il y aura également un peu plus tard les stocks pétroliers hebdomadaires.


Je vous laisse, l'orage menace, et je dois aller regarder Betty Liu. En attendant je vais essayer de trouver quelques valeurs se trouvant dans une bonne configuration technique ou vraiment attractive. Un peu comme Sanofi lundi, Total Gabon bientôt. A noter que vivendi a touché son plus bas 2009 aujourd'hui, plus très loin du plus bas annuel. Bientôt, oui très bientôt, quand les craintes s'envoleront (ou se confirmeront, je vois bien le management tenter une acquisition sur un marché porteur) il sera bon d'entrer LONG, up up up ! La belle endormie du Cac, Unibail, parait se réveiller à + 3 %, la compagnie est intéressante.






Affaire à suivre, bon après-midi. Je crains que les news déçoivent tout comme l'estimation d'ADP, nous serons vite fixés, dans moins d'une heure désormais.

mardi 30 juin 2009

First Half 2009 Ended...


Que le temps passe vite, ne trouvez-vous pas?...Déjà la moitié de l'année derrière nous. Tellement d'émotions, de choses insolites inédites, de la panique à l'euphorie, nous avons tout vécu en l'espace de ces derniers mois. Dire que je n'ai pas voulu de cette maudite carcasse de Citigroup à 1 $...Le bilan du premier semestre est plutôt nul en terme de progression boursière, le Cac40 abandonne quelques pourcents, le Dow Jones Inudstrial Average cède un peu plus de 3 %, mais l'indice élargit S&P500 parvient quant à lui à progresser de 1.78 %. Pas mal quand on se souvient de l'ampleur du désastre du début d'année!!! Mais si on s'intéresse au Nasdaq, la performance du S&P500 apparaît SO ridiculous.




Les technologiques grimpent de plus de 16 % en 6 mois, joli tour de force, mais SO easy quand toutes les plus grandes composantes explosent! Microsoft (NASDAQ:MSFT) s'adjuge un "petit" 22 % de hausse, porté par le succès annoncé de Windows 7, mais cela représente quelquechose comme 40 milliards de capitalisation en plus, pas mal en 6 mois, même si on est loin des mouvements des années past Dot-Com Bubble Burst. Google (NASDAQ:GOOG) qui pèse 133 milliards reprend 37 %, mais la palme va aux fabriquants de smartphones que sont Research in Motion +75 % (NASDAQ:RIMM), le fabriquant canadien de mon meilleur compagnon et Apple (NASDAQ:AAPL) qui reprend carrément 67 % et sans le vénéré Steve Jobs, qui l'eût cru?? A ce propos, Steve revient aux commandes après son congé maladie de 6 mois (désordre hormonal, et transplantation d'organe dans le Tenessee, à croire que la Californie tombe vraiment en ruines...Courage Schwarzy...), ce qui je l'espère pour Apple s'accompagnera de véritables innovations, pas de simples améliorations comme ce à quoi nous avons eu droit aux dernières keynotes, n'en déplaise aux puristes, le dernier iPhone aussi génial soit-il ne place pas Apple en sûreté face à la concurrence...Cependant, il se vend bien, et là, je n'ai rien à faire d'autre que de tirer mon chapeau.

Oh et puis, je ne peux pas m'empêcher (je sais que vous m'avez vu venir) de mentionner Palm (NASDAQ:PALM), fabriquant de PDAs côté sur le Nasdaq, mais trop petit pour figurer parmi les valeurs présentes dans l'indice témoin de ce marché. Grâce à son inattendue remise en forme rapide grâce à son iPhone killer, le Palm Pre (dites pré), Palm grimpe, ou plutôt explose, je dirais même SKY is the LIMIT...+440 % ! Si jamais il reste des actionnaires qui ont pris part à l'IPO, je doute que ce parcours boursier exceptionnel les réconforte, car Palm est toujours bien en-dessous de leur prix d'entrée. Tout est donc encore une fois relatif, mais GG PALM, si je puis me permettre.






Voilà pour le marché US dans sa globalité qui signe sa meilleure progression trimestrielle depuis 1998. Le secteur de l'énergie s'en sort plutôt bien lui aussi, en hausse de plus de 5 % sur 6 mois alors que les prix du light sweet crude oil retrouvent des niveaux pre-Lehman de l'ordre de 70 $. Les traders ont tenté de le faire grimper vers 75 $, mais pour l'instant c'est un échec, à cause (ou grâce je ne sais pas trop ce qu'il vaudrait mieux, même si le à cause me semble plus approprié en tout cas en ce qui me concerne) de la baisse surprise de confiance des vénérés consommateurs US, comme je l'écrivais plus tôt dans la journée. Les prix du brut demeurent en-deça de la moyenne des prix de 2008, mais nous n'en sommes guère loin, ce qui m'inquiète. Surtout lorsque l'on sait que les chinois continuent de pomper un maximum. Imaginez la situation si les tankers qui servent en fait à stocker des piles de barils remplis de cet or noir visqueux n'avaient pas été mis à contribution dès décembre!






EADS mériterait un article. L'avionneur européen se déciderait t'il enfin à sortir de son range (cf un article précédent)? En tout cas il joue de malchance, avec deux crashs d'airbus en un mois, et toujours plein de Frenchies qui en souffrent. Paix à leurs âmes. Mais cette fois, aucun doute, la compagnie était tellement bidon qu'un avion en papier aurait peut-être eu plus de chance d'arriver à destination sans casse. Boeing souffre du retard de son B787 Dreamliner, comme EADS en son temps à cause de l'A380. C'est dommage, c'est véritablement un bel avion. Je détaillerai le sujet demain si j'ai le temps et si cela vous intéresse :)






En conclusion, un semestre absolument exceptionnel et incroyable s'achève. Je me remémore l'année dernière à la même époque. Les choses ont bien changé. On sentait la tension en juin 2008, avec ces prix du pétrole qui battaient des records chaque jour, et ce dollar qui s'affaiblissait chaque jour un peu plus. Et cette crise qui chaque jour se faisait plus menaçante...Je ne ressens plus cette tension, ou plutôt cette peur, pour les intervenants, le pire est derrière nous. Je vais donc partir plus détendu en vacances cette fois, sans même chercher à parier sur GBP/USD, mon plus grand regret de 2008...Par témérité (et sans doute aussi par rationnalité) j'avais liquider à perte avant de m'en aller en Catalogne coupé d'internet pendant 3 mois un magnifique ordre short ouvert au-dessus de 2 $...Bref, depuis déjà un bon mois le marché se fait plus hésitant, on est plutôt flat flat, on se demande où tout ça va aller, qu'est ce qu'il va se passer ensuite. Les nouvelles de l'emploi US et la vague de résultats d'entreprises vont déterminées les mouvements à venir, sans oublier ce cher pétrole qui aura lui aussi son rôle à jouer. De toute façon je m'en fiche de juillet, d'ici une semaine je serai coupé du monde, il pourra bien se passer ce qu'il se passera ;) Sauf si je trouve du Wi-Fi sur la plage histoire de ne pas profiter du paysage, je serai vite fixé!


Bonne nuit et à demain !