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lundi 13 juin 2011

Corn Futures (July 2011): Record historique en prix courant

Il est temps d'aborder une nouvelle fois les contrats à terme sur le maïs. En effet, vendredi dernier les cours ont atteint un nouveau record historique, tout du moins en valeur nominale, puisque j'aime rappeler à l'occasion que les prix agricoles restent dans une fourchette de prix relativement basse si jamais l'on s'intéresse à la comparaison des prix sur plus de deux décennies (les prix ayant été très faibles en particulier dans les années 90). Le maïs pour juillet a atteint un sommet à 799$, soit 7.99$ par boisseau, ou encore près de 40 000 $ par contrat.
J'avais prévenu, en quelque sorte, de l'imminence de l'envolée des prix dès l'été dernier alors que seul le blé flambait, aussi bien sur les marchés que dans les champs (vieil article), et désormais la situation s'est quelque peu "calmée" pour le blé, inversement pour le maïs.




Les raisons du renchérissement de cette céréale sont multiples, évidentes et connues, ce que je présente ici n'est bien entendu pas exhaustif mais comme vous le savez, time is money:

  • demande croissante du fait des pays émergents, de nous-mêmes, ainsi que du nouvel attrait de l'éthanol avec un pétrole brut bien assis au-dessus des 100$ le baril. Pour l'anecdote, le kart que j'ai conduit la semaine dernière fonctionnait avec du bioéthanol ! Mais surtout...
  • offre limitée à cause de nombreux désagréments climatiques répétés touchant diverses régions du globe, aussi bien la Chine qui est revenue sur les marchés, qu'aux Etats-Unis, où sécheresse côtoie inondation selon les régions... En particulier l'humidité excessive de nombreux états a contraint les farmers à planter plus tard que d’habitude ce qui  laisse à penser que les rendements seront décevants.
Et bien entendu, la situation pourrait ne pas s'améliorer pour encore quelques mois, et pourrait même s'empirer si jamais le climat venait à être défavorable aux cultures l'année prochaine également.

C'est alors que, comme pour d'autres matières premières non agricoles, médias et personnes lambda commencent à s'intéresser au maïs (je pense aux métaux précieux, l'argent surtout). Ainsi, comme le disait un professionnel il y a quelques jours, le fait que des individus tout à fait extérieurs aux marchés suggèrent d'acheter du maïs (ou de l'argent, voire de l'or) est inquiétant pour les haussiers, car quand ces acteurs là entrent en jeu, ils jouent souvent le rôle des dindons de la farce, ou des moutons tondus pour rester dans une métaphore animale. Je pense donc qu'il serait judicieux d'être méfiant à l'égard du potentiel haussier restant pour le maïs, non pas qu'il soit nécessairement à bout de souffle, mais ce qui est trop évident ne saurait être vérifié.

Saisonnalité ensuite, deuxième élément qui invite à la prudence. La configuration actuelle ne va pas sans rappeler celle de juin-juillet 2008, mois où les cours ont atteint leur sommet historique de l'époque, et où le renversement de tendance s'est matérialisé brutalement (plus de 100$ de hausse en juin, baisse encore plus importante en juillet).

July 2011 Corn (daily)


D'un point de vue graphique, la configuration demeure haussier dans la plupart des unités de temps, en particulier en hebdomadaire et journalier, d'autant plus qu'une figure "reverse head & shoulders" ou "épaule-tête-épaule inversé" pour les francophones only, est identifiable en journalier, ce qui soutient les cours, mais il n'y a pas eu de véritable explosion des cours depuis, et le signal émis par cette figure pourrait s'annuler.


Fin de tendance envisageable, que j'ose envisager:

Finalement, mon opinion actuelle pourrait se résumer telle quelle: potentiel haussier restant ENCORE existant, mais peut être "one last ride" avant la fin du show. Peut-être.... En ce qui me concerne je suis particulièrement appliqué à identifier les signes de renversement éventuel (eh, pas de short en contre-courant), ce qui pourrait se matérialiser par l'annulation de la figure précédemment mentionnée (ce qui serait clairement le cas en cas de clôture sous les 765 $, ou 7.65 par boisseau). Mais aussi, il est important de surveiller comment les cours se comportent au contact du gap qui s'est formé jeudi dernier, il serait comblé en cas de retour sur les 765$ là encore.
Après le top atteint en juin 2008, le maïs avait retracé 100% de sa hausse. Je doute que cela se produise à nouveau, mais 50% de retracement me semble envisageable, il suffirait sans doute des récoltes meilleures que prévu cette année et de conditions favorables pour l'année prochaine.

Je ne suis malheureusement pas en mesure d'anticiper la météo et les rendements, et je ne pense pas que l'USDA en soit capable non plus (chaque rapport contient trop de corrections pour être réellement pris au sérieux). Il suffirait de peu de choses pour qu'une correction ait lieu, et je pense qu'elle pourrait débuter d'ici à l'automne 2011.

En attendant, happy trading !

mercredi 25 mai 2011

Couverture en nuage noir / Dark Cloud Cover sur les Corn Futures

Post publié en retard, mais en avance sur Twitter qui, décidément est vraiment pratique, qui concerne la configuration dite de couverture en nuage noir, ou dark cloud cover pour les anglophones. Cette configuration est apparue sur les corn futures (contrat à terme maïs) ce lundi. Et la suite a démontré l'efficacité de cette configuration qui peut se résumer de la manière suivante.

Après une nette série haussière, un chandelier ouvre au-dessus des cours de clôture, avant de se retourner à la baisse et de terminer sa course sous le milieu du chandelier haussier précédent. Lorsque la tendance qui précède est nettement haussière et que les oscillateurs indiquent le surachat, cette configuration en couverture en nuage noir a toutes ses chances de réussir. Ignorant les taux de succès des différentes configurations des chandeliers japonais, je vais à présent réaliser mes propres vérifications empiriques en notifiant le nombre de réalisation de telle ou telle configuration afin d'obtenir une idée de leur taux de succès.
 

Couverture en nuage noir, maïs (échéance juillet), 23/05/2011




















Voici donc un excellent exemple de couverture en nuage noir. Ce contrat à terme a déjà effectué un joli parcours baissier supplémentaire de 20$, ce qui confirme la validité de la configuration des chandeliers japonais. 
Les chandeliers japonais sont originaires du Japon, des marchands de riz locaux, précurseurs de la finance internationale et pilier de la société nippone moderne. Et malgré que le temps passe, que les modes changent, les chandeliers japonais sont restés efficaces, principalement car les comportements humains (appât du gain, peur, panique, greed...), eux, ne changent guère. 

jeudi 3 mars 2011

Futures agricoles: Blé, Maïs & Soja: Record des prix alimentaires selon la FAO!

Bonjour. Une bien belle journée ensoleillée commence, ponctuée par la conférence de presse de notre Jean-Claude Trichet national, qui donne un gros coup de pouce à la monnaie unique, au plus haut de l'année 2011.
Le sujet abordé aujourd'hui sera celui des futures agricoles sur lesquels j'interviens régulièrement depuis l'été dernier.

La FAO, ou organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture a publié ce matin son indice des prix alimentaires. Depuis que cet indice existe, c'est à dire depuis 20 ans, les prix alimentaires n'ont jamais été aussi élevés et dépassent très largement les niveaux atteints en 2008. Les principaux responsables de cette hausse sont les céréales ainsi que les produits laitiers. Les prix du sucre ont légèrement diminué ce qui a contribué à limiter la hausse de l'indice dans sa globalité. 



















Concernant les céréales, les explications du mouvement haussier sont claires: demande en constante augmentation sur fond de croissance démographique et de diversification de l'alimentation de nombreuses catégories des pays émergents, et offre trop faible pour satisfaire cette dernière. Les stocks de céréales sont très limités et les récoltes de nombreuses zones ont été ou vont être décevantes: inondations en Australie, sécheresse sévère en Russie, Ukraine l'été dernier, en Chine cet hiver... Et j'en passe, la liste pourrait être longue. 
Tout cela pour bien préciser à l'attention des altermondialistes et autres socialistes qu'en aucun cas la faute incombe aux financiers. Il est certain que la volatilité des prix agricoles est accentuée par le fait que les denrées alimentaires soient également des actifs financiers, mais ce à la hausse comme à la baisse. Les agriculteurs et autres négociants se débrouillent très bien eux-mêmes pour accentuer la pression haussière en constituant des stocks plutôt qu'en écoulant l'ensemble de leur production. Et là encore, il ne s'agit pas que des grands groupes de l'agribusiness. Jusqu'au plus petit paysan chinois, tous les acteurs du secteur sont concernés. Dans tous les cas, la flambée des prix agricoles actuelles ne saurait être éternelle, bien que rien n'indique qu'elle soit arrivée à terme, pour la simple et bonne raison que les prochaines récoltes seront bien plus conséquentes, sauf en cas de conditions météorologiques très défavorables. Je ne peux cependant pas nier que la tendance globale est à la hausse, mais je pense que cela traduit la réalité des marchés agricoles, tiraillés entre la forte demande et les limites quant à l'augmentation de la production.

Maintenant que mon court message à l'égard des soit-disant humanistes anti-profits (je doute qu'ils le liront, mais si tel est le cas j'apprécierais des réactions!), je peux me consacrer à la présentation de mon opinion sur les blé, maïs et soja.



-Blé: Wheat Futures (CME, May): Le contrat a cédé du terrain au court du mois de février, en chute de 7% mais toujours à des niveaux élevés. La situation est particulièrement intéressante car le contrat évolue dans un trading range clairement délimité: entre 797-800 $ pour la borne inférieure et 830 $ pour la borne inférieure.
Hier, les vendeurs ont pris la main en milieu de session, allant jusqu'à tester la borne inférieure du range, où le rebond a été instantané. Il s'est donc formé un triple bottom, qui constitue un support majeur pour les sessions à venir, sous lequel les ordres stop de protection et les ordres short me semblent très nombreux. 
A noter que la demande pour le blé est encore forte, avec notamment une grosse commande passée la semaine dernière par l'Arabie saoudite portant sur 275 000 tonnes de blé. Cependant il semblerait que de gros intervenants cherchent à se séparer de certains contrats, ce qui explique les accès baissiers soudains.

Je suis short sous 796 $ avec les 780 voire 760 $. Toute tentative baissière sous les 800 $ repoussée me semble en revanche constituer une excellente opportunité d'achat avec un retour dans la zone supérieure du range attendue rapidement. En cas de dépassement des 830 $ et de clôture au-delà de ce niveau, il est probale que le blé aille tester les 850 $ dans la foulée ce qui relancerait la tendance haussière mise en veille pour l'instant. A noter que je favorise les prises de position short, en particulier parce que les conditions météorologiques tendent à s'améliorer pour les cultures concernées par ce contrat.


-Maïs: Corn Futures (CME, May): Il s'agit sans doute du contrat agricole le plus dynamique du moment, avec de très très faibles stocks disponibles... Là encore, la chute de la veille a très vite été compensées par des achats à bon compte au niveau des 707 $, support clé. Au-delà je suis haussier, avec une résistance majeure à signaler au niveau des 740 $. 


-Soja: Soybean Futures (CME, May): Peut-être le contrat pour lequel je suis le plus partagé. Les récoltes en Amérique du Sud semblent satisfaisantes, mais l'abondance des précipitations dernièrement pourrait être néfaste, ce qui explique une bonne partie de la performance de la veille.. Par ailleurs, les chinois (gros acheteurs de soja) préféreraient acheter leur soja en Amérique du Sud, alors qu'un cargo de soja US aurait été annulé. mais cette nouvelle n'est déjà plus très fraîche.
La clôture s'est effectuée sur une résistance ET au contact de la moyenne mobile à 20 séances. Aller plus haut serait pour moi un nouveau signe haussier qui ouvrirait la voie aux 1420 $ voire 1440 $ (niveau assez significatif), mais cela risque de se produire dès l'ouverture du CME à 16.30 heure française (donc très difficile pour moi de me placer correctement avec un ordre à prix différé...). 
En revanche, si l'ouverture se fait en-dessous, j'aurai une légère préférence baissière, après avoir déjà shorté le contrat hier pendant quelques dizaines de minutes. Disons qu'en cas d'échec de franchissement des 1400 $, il est fort probable que je décide de passer short, tout en restant prudent avec comme zone de soutient attendue les 1370-1380 $. Si le marché clôture en-dessous, attention à une extension rapide du mouvement possible vers le support crucial des 1350$.


NB pour les néophytes: un contrat représente 5000 boisseaux, soit environ 127 tonnes. La valeur d'un tick (0.25 point) étant de 12.50 $, vous obtenez facilement le montant total d'un contrat. 
NB 2: Très souvent, les sites internet font référence au prix par boisseau (bushel). Pour l'obtenir, il suffit de diviser le prix de référence des contrats par 100. 


Bons trades et excellente journée.

lundi 9 août 2010

Volume record pour les dérivés sur le blé à Chicago ! (Wheat futures & Options)

La séance du vendredi 6 aout a été assez exceptionnelle. Elle a débuté par un nouveau record annuel des prix du blé, les prix des futures à échéance septembre s'établissant sur les 840 $. Puis les cours ont basculé et l'amplitude finale de la séance a été de 115.50 $, soit 14.667 % d'amplitude (peak-to-peak amplitude of course) par rapport au cours d'ouverture ! Mais n'accordez pas trop de crédit à mes propres calculs mathématiques ;)


Voici le communiqué publié par le CME que j'ai eu via Twitter:

"CME Group, the world’s leading and most diverse derivatives marketplace, had record volume Friday in its CBOT wheat futures and options on futures listings of 354,169 contracts. The prior record was 294,345 on August 2, 2010.
Additionally, wheat futures alone hit a record 316,053 contracts, surpassing the old record of 263,120 contracts traded on February 27, 2008."


Grâce à Twitter également, j'ai découvert un site que je trouve particulièrement intéressant, insidefutures.com. 

Voici du contenu à propos des Corn Futures:




"Sep corn futures prices last week recovered most of the losses seen in the previous week and closed +21.50 cents (+5.8%) at $3.9275 per bushel.  Bullish factors included (1) forecasts for hot weather in key U.S. growing areas in the next 2 weeks, (2) continued hot, dry weather in Russia and Europe, which is causing substantial damage to crops and should boost demand for U.S. corn exports, and (3) the 1.1% sell-off seen in the dollar index last week."

Le prix des futures blé et maïs devraient être influencés cette semaine par deux rapports mensuels publiés jeudi par le Département Américain de l'Agriculture, l'USDA: la production des cultures aux USA (USDA Crop Production) et le rapport "WASDE" (World Agricultural Supply & Demand Estimates).
Je tâcherai de publier le pdf une fois qu'il sera disponible, le contenu est particulièrement intéressant pour tous les intervenants des marchés agricoles.


Voilà, ce billet dévolu au Chicago Mercantile Exchange est terminé.
Je dois dire que je m''étonne de ne pas m'être plus intéressé aux futures corn & wheat plus tôt !
Prochaine étape: les futures cocoa ! 

vendredi 6 août 2010

Corn Futures (Sept 10): Emballement des cours à venir? [contrat à terme maïs]

La mauvaise récolte de blé 2010, source du problème:

Tout le monde parle de la Russie et de la potentielle récolte catastrophique en Russie et de l'interdiction des exportations de blé à partir de la seconde partie du mois d'aout jusqu'à la fin de l'année. La Russie étant généralement le 4ème producteur mondial de blé, cela est fort ennuyeux, d'autant plus que la Fédération incite ses voisins à en faire de même. Résultat, une hausse des prix du blé de plus de 80 % (par rapport aux plus hauts intraday) depuis début juillet. Il faut également rappeler que l'Australie souffre d'une sécheresse assez forte, moins que la Russie certes, mais tout de même. Et puis le Canada (6ème producteur), est touché à l'inverse par un temps très humide...
Mais globalement, après des années de production record, les entrepôts sont largement remplis, et les productions des USA et de l'Union Européenne semblent satisfaisantes, malgré quelques inquiétudes à cause des fortes chaleurs qui ont eu lieu en juillet et qui auront certainement dégradé la qualité des grains.




Un problème peut-être surestimé?

Il semble que la hausse des prix ait été bien suffisante, mais avec ces diverses inquiétudes, au moindre problème avec les prochaines récoltes de blé de printemps aux USA (la moisson va prochainement débuter là-bas), nous risquons d'atteindre à nouveau les sommets du début de l'année 2008.
Les prix se trouvent largement en zone de surachat, mais cela ne signifie pas grand chose quand les prix s'emballent à cause d'une pénurie potentielle (bien que peu probable)... Mais après 3 séances de progression d'au moins 50 $ par contrat, les futures cèdent un peu de terrain ! J'ai identifié une situation fort comparable en aout 2007, à des prix similaires.... Simplement en mettant en parallèle les deux situations, eh bien nous pourrions en conclure que les prix du blé n'ont pas fini de s'envoler ! Cela dit, cette fois-ci, la hausse a été bien plus rapide, et n'étant absolument pas compétent en la matière, je préfère ne pas trop m'exposer! ☺
Je me contente donc de placer des ordres en fonction des signaux que j'ai et des lignes tracées sur mes charts.




Les conséquences collatérales possibles:

Mais, ce que l'on oublie souvent, c'est que le blé ne va pas être la seule victime en Russie! Toutes les autres cultures vont être touchées, et l'interdiction d'exporter du blé a été étendue à tous les autres céréales, peu ou prou. Parmi eux, le maïs. La production russe est minime pour ce type de culture, quasi négligeable (moins de 7 millions de tonnes, c'est à dire 300 millions de tonnes de moins que les USA à eux seuls).
Mais, lorsqu'une sorte de céréale vient à manquer, la consommation des autres tend à augmenter, logiquement. Or, le maïs et le blé sont particulièrement liés. Si, effectivement, la moisson s'avère aussi mauvaise que prévue en Russie (voire pire selon certaines estimations privées), et si les USA ne font pas aussi bien que prévu, il pourrait y avoir une consommation accrue de maïs, en particulier en ce qui concerne l'élevage ou encore la production de biofuels surtout, tandis que les habitudes de consommation des humains ne devraient pas beaucoup évoluer. Et donc, la flambée des cours du blé actuelle pourrait être en mesure d'exercer une pression à la hausse sur les autres cours agricoles, en particulier sur ceux du maïs, dans un avenir assez proche. Comme je l'écrivais plus tôt, il ne faudra pas que la météo dégrade les prochaines récoltes, sinon, nous pourrions bel et bien assister à nouveau à une spirale haussière des cours des produits agricoles.


Le maïs: prochain sur la liste?

Il me semble donc intéressant de commencer à surveiller de très près les prix du maïs (qui avaient commencés à flamber en même temps que le blé en 2007 puis en 2008 à cause de l'inondation de nombreuses cultures US en Iowa).
La majeure partie de la hausse pour le blé est déjà effective, j'ai manqué le début, je n'ai pu attraper qu'une petite portion du mouvement, vraiment minime, tandis que le maïs a atteint hier une résistance majeure (et s'est retourné à la baisse). En fait, les prix du maïs (j'aborde ici uniquement les futures pour Septembre) ont atteint une zone de résistance majeure qui s'étend de 425 $ à 450 $ grosso modo.

Les produits agricoles réalisent très souvent des mouvements très amples, avec des tendances de fond majeures. Les 450 $ n'ont pas pu être dépassés cette année ni l'année dernière. De ce fait, sous ce niveau, on ne peut que s'attendre à voir des mouvements limités. Mais au-delà, cela pourrait être le début d'une phase bullish de grande envergure.
Mais pour l'heure, le maïs n'a été capable de grimper "que" de 30 % par rapport au 30 juin, où les prix avaient d'ailleurs atteint un plus bas annuel.


Graphique hebdomadaire des prix du maïs depuis fin 2005

Le mouvement de hausse du maïs me semble encore incertain, mais il faudra s'attendre à ce qu'il s'enclenche.
Si le temps est clément et favorable aux cultures, il se peut que ce mouvement majeur n'ait pas lieu, auquel cas les cours du maïs virevolteront encore quelques temps entre 300 et 450 $.

Mais une chose me semble acquise -ou presque- : la demande d'engrais, de cultures plus efficaces (c'est à dire génétiquement modifiées), d'équipement agricole devrait être soutenue cette année, pouvant redresser des titres comme Monsanto (NYSE:MON) qui perd 25 % sur l'année (j'apprécie le titre, la chute est principalement causée par une baisse considérable du produit des ventes de round-up, son business principal, mais justement, la compagnie fait en sorte de se développer ailleurs depuis quelques années...Il ya a fort à dire sur la valeur, actuellement au centre d'une procédure judiciaire justement à cause de la mauvaise communication de Monsanto quant à ses difficultés concernant le round-up) et qui vient de relever son dividende de 4 cents par an, et pourquoi pas également des valeurs comme John Deere (NYSE:DE), spécialisées en tracteurs et autres équipements destinés aux farmers.



La météo, variable déterminante:

Vous l'aurez compris, beaucoup va dépendre de la météo au cours des prochaines semaines, surtout dans les plaines Américaines mais pas seulement. Ce n'est pas un hasard si toutes les grandes banques disposent d'un ou plusieurs météorologistes à leur service afin d'orienter leurs traders. Centaurus, le Hedge Fund de John Arnold (ancien trader de chez Enron), a même une équipe entière de météorologistes, ce qui a certainement contribué au succès de ce hedge fund, pour qui une année normale est synonyme de 80 % de plus-values !

Bref, pour tirer partie au maximum des prix des produits agricoles engagez un météorologiste, ou épousez-en un(e).



(NB: cet article n'est qu'une réflexion personnelle et mériterait plus de détails et de connaissances)


Bons trades :)

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