mercredi 12 novembre 2008

Hermès (RMS) atteint des sommets


Alors que la bourse persiste dans sa morosité avant l'ouverture de Wall Street, Hermès monte pour la 5ème séance consécutive et côte 115 € en hausse de plus de 7 %. Cette situation contraste fortemement avec celle de ses concurrents du secteur du luxe, pénalisées par les menaces qui pèsent sur la consommation et sont tous plus ou moins proches de leurs plus bas annuels. Pour la première fois en 10 ans, les ventes des marques de luxe devraient diminuer en 2009, mais Hermès pourrait passer au travers du ralentissement car la marque est axée sur le haut du segement, axée vers les plus fortunés, ceux-ci étant traditionnellement les moins sensibles aux récessions.





Hermès est avant tout une entreprise familiale, 72 % de la capitalisation est contrôlée par la famille du même nom. Ceci réduit donc énormément le flottant du capital. D'après ce que j'ai pu lire, environ 8 % des actions Hermès ont été empruntées, principalement pour effectuer des ventes à découvert. Or, les personnes ayant misé sur une baisse se trouvent dans l'obligation de racheter dans la panique, ceci n'est pas sans rappeler la récente envolée de Volkswagen. On le remarque bien dans les cours intraday, très souvent la hausse se fait dès le début de la séance, et le titre reste globalement stable jusqu'à la fermeture. Hermès est une des rares valeurs en hausse cette année en France, et il se pourrait qu'elle intègre prochainement le Cac40, peut-être en 2009, ceci sera encore un point bénéfique pour l'entreprise. De plus, une rumeur a enflé ces dernières années, et particulièrement au printemps. La rumeur serait que la famille contrôlant le groupe pourrait le vendre à un rival plus grand, comme LVMH, voire PPR. Mais à chaque fois, le Pdg Jerome Guerrand (descendant du fondateur thierry Hermès) a rappelé son attachement au groupe familial, excluant toute diminution de la part que détient sa famille.







Cependant, l'action se rapproche de son plus haut historique, à 118.80 €, qui fera office de première résistance, la hausse pourrait être stoppée à ce niveau ou à l'approche de celui-ci. Les stochastiques sont surachetées et le RSI passera en zone de surachat si la hausse se poursuit. Je serais donc de l'avis de tenter une vente à découvert, le problème étant la très faible portion du capital en circulation. Peut-être pas à l'immédiat, à 115 €, mais plus tard, au contact des résistances à 119 puis, plus idéalement 121 et 128 €. Ce dernier niveau me paraît difficile à dépasser, mais tout reste possible étant données les conditions techniques assez particulières. Rappelez vous lorsque que Volkswagen a quadruplé...Mais la situation était encore plus difficile, j'ai donc bon espoir que la "hausse technique" s'arrête d'ici à la fin de la semaine ou le début de la prochaine, et les choses normales pourront reprendre leur cours, n'oublions pas que les fondamentaux sont totalement oubliés dans le cas présent.



Bons trades, n'hésitez pas à m'indiquer des actions vous paraissant intéressantes.

PS: il est 16.15, Hermès continue de grimper en très forte hausse sur le marché Parisien qui lui plonge dans le rouge. Hermès est vraiment impressionnante, les ressemblances avec le cas Volkswagen se confirment.

mardi 11 novembre 2008

Johnson & Johnson (NYSE:JNJ): Load up!


Ce mardi 11 novembre, la débacle continue sur les places boursières mondiales, Tokyo perdant 3 %, Paris 4.30 %, et New York abandonnant peu après l'ouverture 2.5 %. Johnson & Johnson est un composant du Dow Jones, une firme pharmaceutique colossale d'une capitalisation de plus de 160 Milliards $, qui compte Warren Buffett au rang de ses actionnaires. Berkshire détient 2.2 % du capital de johnson & Johnson, ce qui représente plus de 6 % de son portefeuille. Très prochainement, dans quelques semaines tout au plus, nous saurons ce qu'à décider de faire Warren Buffett au sujet de cette position, cela sera important pour l'avenir du titre. Je me permet de rapeller que Berkshire Hathaway a une moyenne de 25 % de gains annuels sur ses placements boursiers, soit près de deux fois la progression du S&P500.





Johnson & Johnson fait partie des valeurs les plus solides, elle n'est pas cyclique et offre un rendement correct de 3 %. Le titre perd aujourd'hui plus de 3 % , sur les 58 $ avec le reste du marché, et suite aux déceptions d'un nouveau médicament, le rivaroxaban. 
Techniquement, nous pouvons voir que Johnson approche de ses supports et la probabilité d'un rebond augmente de jours en jours. Le premier support se trouve à 57.50 $, mais celui des 55 $ est bien plus solide, tout comme celui des 50 $, mais il est peu probable que ce niveau soit atteint dans l'immédiat. Le RSI n'indique pas la survente, j'apprécierais donc une poursuite du mouvement baissier en direction des supports afin de pouvoir ouvrir une large position. Le croisement au niveau des stochastiques est haussier, tout comme les paraboliques, alors que le MACD est assez indécis. Prendre position rapidement me semble être une opportunité, nous pourrions fixer un objectif très court termiste à 60 $ puis 65 $.







Et pour le long terme me diriez-vous? Johnson & Johnson dispose d'un important pipeline de traitements arrivant phase III, et se trouve ainsi être ressemblante à Pfizer (NYSE:PFE), une autre action figurant dans ma liste de mes valeurs préférées. Le dividende est légèrement moins important, mais la visibilité à court et moyen terme est meilleure. Pfizer a été dégradé récemment par Goldman Sachs (NYSE:GS) à cause du manque de nouveaux produits, ce qui est parfaitement vrai, les 5 prochaines années pourraient être difficiles avec l'expiration du brevet du Lipitor, principale vente de Pfizer. Mais, ce que l'on remarque, c'est que ces pharmaceutiques ont bien résisté à la crise, et parviennent généralement à dépasser les attentes des analystes. De plus, le risque de l'effondrement de ces groupes est quasi nul, les risques sont bien moins élevés que pour les banques, ou les malheureux constructeurs automobiles...J'ai quelques craintes concernant les futures agissements du la nouvelle administration US envers les pharmaceutiques, qui sont présentées comme les grandes perdantes de l'élection avec les pétrolières, mais il est encore bien trop tôt pour statuer là-dessus. Mais globalement, Johnson, Pfizer, Lilly (NYSE:LLY), me semblent être bien armées pour les prochaines décennies.


Bons trades.






lundi 10 novembre 2008

Groupe Danone (BN), un bon placement?


Alors que les marchés US terminent dans le rouge vif ce soir, j'en viens au groupe Danone, grâce à une suggestion d'un lecteur. Comme vous le savez, Danone est l'un des plus grands groupes agroalimentaires mondial, avec Kraft (NYSE:KFT), Unilever ou encore PepsiCo (NYSE:PEP). Le groupe est surtout leader mondial des produits laitiers. En début d'année, le titre a fortement souffert à cause de l'envolée des prix des matières premières et agricoles, ce qui a eu pour conséquence d'augmenter considérablement les coûts de fabriquation, et de transport. Désormais, la compagnie n'a plus ce soucis mais elle doit faire face au ralentissement dans des pays comme la France ou l'Espagne, et subit une forte concurrence de Yoplait notemment. Vendredi, Moody's a abaissé sa perspective de notation sur le Groupe Danone, mais cela n'a eu que peu d'échos. Les résultats trimestriels ont été en ligne avec les attentes, et les objectifs 2008 ont été confirmés. Moins d'optimisme cependant pour 2009, en prenant en compte le ralentissement économique et l'éventuelle stabilité des prix des matières premières.







Les dernières réactions de courtiers ont été positives, Dresdner et Crédit suisse conseillent l'achat et ont pour objectif les 55 €. Le rendement est correct, autour de 2.75 % et les perspectives de croissance reste assez importante, et l'entreprise est solide, elle réalise déjà une très large partie de son chiffre d'affaires dans des pays émergents et est donc relativement moins dépendantes de la conjoncture dans les pays développés que certaines de ses concurrentes. Depuis un mois, le titre évolue dans un range compris entre 40 et 46 €, et se trouve ce soir à 44.29 €. Le  Macd indique qu'un retournement de situation est en cours, mais les stochastiques ne sont pas idéalement positionnées. Ainsi, j'estime qu'un achat dans la fourchette basse de ce range, c'est à dire autour des 40-41 € serait un bon point d'entrée (en cas du cassage de ce support, le prochain se trouve vers 35.50 €). 


Sur le long terme la société est intéressante, elle est considérée comme défensive, car les produits qu'elle fabrique ne sont pas cycliques. De plus, par le passé, quelques rumeurs d'OPA ont circulé, mais rien ne s'est concrétisé, mais peut-être qu'un jour...En effet, il n'y a aucun actionnaire majoritaire, aucune position ne dépassant 10 % du capital total, et une OPA reste du domaine du possible, bien que j'en doute, peu de groupes étant capables de réaliser une telle acquisitions. Etre un titre "opéable" n'est bien évidemment pas le seul avantage de Danone. Ses produits bénéficient d'une bonne image auprès du public, et sont réputés pour leur qualité. Ainsi, pour moi, Danone est un "BUY" dans la mesure où il est possible d'obtenir un discompte, idéalement de 10 %. Ensuite, je suggère de liquider une fois la fourchette haute du range atteinte, mais les plus optimistes garderont plus longtemps.

A suivre, bons trades.




vendredi 7 novembre 2008

Wells Fargo (NYSE:WFC), entry price?


Wall Street est en jolie hausse ce jour, + 2 % pour tous les indices, ce qui entraîne le CAC40 à + 3%. Les places boursières sont tirées par la bonne performance des valeurs pétrolières qui profitent d'un rebond substanciel des cours du brut vers les 62 $ sur le Nymex. 
Après trois jours de baisse, il semblerait que les investisseurs tentent leur chance, après la publication des plus mauvais chiffres du chômage depuis 1994. En octobre, 6.5 % de la population active Américaine était au chômage, cela devient vraiment grave...En regardant les indicateurs techniques de grands indices, on remarque que le rebond a sans doute été un peu brutal, je crains que les "bears" reprennent le pouvoir. Certaines actions paraissent en surchauffe ce soir, nous pourrions profiter de quelques ouvertures de positions "short". La hausse du jour peut s'expliquer par la quasi certitude qu'a le marché en ce qui concerne une nouvelle baisse des taux en décembre, lors du prochain metting des responsables de la Réserve Fédérale.





J'en arrive à Wells Fargo. La banque Californienne est un des seuls établissements ayant réussi à continuer de réaliser des profits importants. A noter, le tout récent accord avec Wachovia, qui va aboutir sur une acquisition réalisée par Wells, qui profite de la crise pour effectuer des opérations à faible coût. Je vois plutôt cette acquisition comme un sauvetage de la très tourmentée Wachovia...Quoiqu'il en soit, Wells Fargo va lever près de 11 Milliards $ d'actions ordinaires à un prix de 27 $ pour financer l'opération. Bien entendu la capitalisation de la banque a chuté de près 10 % après l'annonce du prix de la mise en vente des nouvelles actions. Cette opération va causer une importante dillution. Encore aujourd'hui Wells Fargo abandonne environ 5 % à 27.30 $.


En préséance le titre a chuté à 27 $ et semble y a trouvé support. Ce niveau est un niveau clé, qui a servi de support à de multiples reprises cette année. Les stochastiques entrent en zone de survente ainsi que le Willaim Percent's Range (un indicateur que j'apprécie, il complète les stochastiques et le RSI). Le RSI est baissier mais il reste encore de la marge avant la zone de survente. Il se peut qu'un rebond se produise à très court terme en direction des 30 $ voire mieux que cela, peut-être 35 $, mais je pense qu'il serait plus prudent, étant données les conditions de marché actuelles, d'attendre que le titre atteigne les 25 $, où se trouve un autre support important. Mon prix idéal serait 20 $, mais Wells Fargo tombera t'elle jusque là? J'en doute, mais à 20 $ Wells Fargo serait une occasion en or, mais dans l'immédiat elle paraît légèrement surévaluée par rapport à ses paires, qui, il est vrai, n'ont pas aussi bien performé cette année. 







Certains interprètent la réalisation de cette opération passant par le marché, sans intervention de l'Etat ou autre fond de secours, comme un signe encourageant, mais je persiste à croire qu'un meilleur moment aurait pu être choisi...Pour terminer, je rajouterai que Warren Buffett est actionnaire par l'intermédiaire de Berkshire Hathaway, à hauteur de 8.7 %, ce qui en fait le plus grand actionnaire .Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'encore une fois, Warren Buffett avait choisi la bonne valeur en exerçant tout son (simple) génie.


Bons trades.


Mise à jour du 10 Novembre:

Wells Fargo a effectivement atteint les 30 $ brièvement. La valeur cède désormais du terrain avec toutes les autres financières. Cependant, Wells bénéficie d'un nouveau point positif: Crédit suisse a ajusté sa recommandation sur le titre, passant de neutre à surperformer avec un objectif de 38 $, et a émis des propos confiants pour 2009/2010.



mercredi 5 novembre 2008

La bourse persiste dans ses excès


Le nouveau président des Etats-Unis est désormais connu, et il s'agit bien évidemment de Barack Obama. Je lui souhaite bonne chance, et j'espère qu'il sera capable de tenir ses promesses et de redresser la situation économique. Hier les indices Américains prenaient tous plus de 3 %, et aujourd'hui la réalité s'est rappelée au bon souvenir des investisseurs...Les trois indices majeurs ont tous cédé plus de 5 %.

Comme je l'écrivais, son élection était déjà intégrée dans les cours, la surprise qui aurait pu entraîner une hausse aurait été la victoire de son opposant républicain. Mais je doute que la séance se soit de toute façon terminée dans le vert s'il eut été élu, étant donné les statistiques économiques de premier ordre catastrophiques. Tout d'abord l'ISM des services. Celui-ci indique une contraction de l'activité en octobre, il se trouve à 44.4 points contre 47.5 anticipés. Il va sans dire que cela ne présage rien de bon pour la fin de l'année, les services étant bien entendu le premieur secteur d'emploi. L'autre statistique va de paire avec celle-ci, il s'agit de la forte hausse attendue du chômage. L'étude mensuelle menée par ADP est sans appel, les suppressions d'emplois sont en très forte augmentation, et le gouvernement risque bien de confirmer ces mornes prévisions vendredi...



La date de la publication des résultats de Ralph Lauren (NYSE:RL) que j'avais annoncée pour jeudi a en fait eu lieu ce matin, à ma grande surprise, mon information était erronée. Le trimestre a été très bon, l'EPS a été de 1.62 $, les prévisions de Wall Street ont été battues de 30 %, c'est donc très bon. La firme de Madison Avenue confirme ses objectifs pour l'année, mais attention, elle met en garde pour la suite: les consommateurs achètent moins, et cela devrait se ressentir les trimestres prochain, je suis d'ailleurs inquiet pour la saison des fêtes de fin d'année...A cause de ce pessimisme, j'écarte une prise de position à la hausse sur le titre pour le moment. Si une occasion de vente à découvert se présenterait, les risques de perdre devraient être assez limités.






Une autre valeur qui me paraît promise à des séances difficiles, Google (NASDAQ:GOOG). Le ralentissement économique se précise de jours en jours, la récession semble inévitable, et il faudra encore un certain temps avant que les choses bougent vraiment à Washington. Il semblerait donc logique que les budgets publicitaires des entreprises soient grignotés, ce qui mènerait vers une réduction des marges, des profits de Google. Le titre a terminé en très forte baisse aujourd'hui, à -7 %. J'ai été très tenté de prendre position à la baisse ces derniers jours, sur les 370 $, mais je n'ai pas osé, et le titre côte désormais 339 $. Vous me direz que Google est le meilleur publicitaire en ligne, c'est en tout cas un des plus sophistiqués, et ceci pourrait diminuer l'impact de la crise sur ses activités. Il n'y a cependant pas de point d'entrée idéal à l'immédiat (pour un short trade bien entendu :)  ), je ne peux que recommander le titre, comme le font les courtiers, à sous-pondérer. J'aimerais voir le titre monter entre 370 et 400 $, pour pouvoir étudier une prise de position, pour ensuite viser les 320 $, voire beaucoup plus bas. Car, pour moi, ce type de compagnies (aussi talentueuses soient-elles), ne produisant rien de concret, rien de solide, ne distribuant aucun dividende sont celles qui présentent le plus de risque d'être abandonnées par les investisseurs, se dirigeant plutôt vers des blue chips à fort rendement, du type Pfizer ou Preferred Shares (certaines banques, et oui, certains n'ont pas froid aux yeux, mais regardez la performance de Wells Fargo ou de JP Morgan sur l'année, cela est bien meilleur que le S&P500!), ou en tout cas, vers des entreprises plus diversifiées, et moins cycliques, comme Johnson & Johnson (NYSE:JNJ), Procter & Gamble (NYSE:PG), 3M (NYSE:MMM), General Dynamics (NYSE:GD), et j'en passe...







Je tâcherai d'analyser de manière concrète et graphique Google ou Ralph Lauren plus tard dans le mois. Je me permet de vous transmettre une news qui n'est pas liée au marché, mais plutôt aux traders et autres passionnés de la bourse. Gordon Gekko will return!  J'ai d'ailleurs adopté une de ses citations en tant que Quote of The Week.
Il semblerait que le héros du film de 1987 "Wall Street" (joué par Micheal Douglas) va reprendre du service, la crise financière servant de décor à l'action. Au moins une bonne nouvelle, non?


Bons trades :)




mardi 4 novembre 2008

S&P500, Dow Jones, Nasdaq surge


Les places boursières Américaines ont terminé en très forte hausse, bien que légèrement moins moins forte que la hausse du Cac40 qui a repris 4.62 % lors d'une sixième séance de progression consécutive. 

Le S&P500 a gagné près de 4 %, le Dow Jones et le Nasdaq légèrement plus de 3 %, avec en vedette Mastercard, la seconde plus large compagnie de carte de crédit (NYSE:MA, une de mes valeurs préférées) qui a excédé les anticipations de résultat, et le conglomérat General Electric (NYSE:GE) qui bénéficie de l'espoir d'une prise de position du gouvernement dans des valeurs financières, autres que des banques.

Cette séance est remarquable, il s'agit de la plus forte hausse du S&P500 un jour d'élection depuis 1984, depuis que le NYSE est ouvert pour l'Election Day. L'arrivée d'un nouveau président ne peut être qu'une bonne nouvelle, les choses vont enfin bouger à Washington, alors que l'immobilisme est de mise depuis déjà de nombreux mois. Comme je l'écrivais dimanche, il est probable que la victoire de McCain entraîne une forte hausse à l'ouverture, mais il me semble que la victoire d'Obama ne serait pas vue d'un mauvais oeil par le marché (je parle uniquement des variations boursières pour la séance de demain). Mais quoiqu'il en soit, la fin de l'incertitude politique sera une bonne chose, de nombreuses prises de position pourront être effectuées, des notes circulent entre courtiers, laissant penser cela. L'optimisme est donc de mise ce soir.
J'ai trouvé des chiffres intéressants, nous verrons s'ils sont vérifiés une nouvelle fois. La médiane des performances boursières des 12 mois suivant l'élection des 6 derniers présidents démocrates est de +9.3%, alors que pour les 6 derniers républicains élus, cette performance est négative, à - 4.3 %. Bien entendu, des éléments exeptionnels sont à prendre en compte, comme la grande dépression des années 30 (ce qui donne à Hoover un score excécrable), ou encore l'éclatement de la bulle internet et les difficultés du début du millénaire qui ont pénalisée Bush Jr.





Alors quel sera le vainqueur? Le résultat du sondage à ce sujet sur ce blog est très clair, Obama gagnant. Nous verrons si vous avez eu raison, le premier village à avoir dévoilé ses résultat, Dixville dans le New Hampshire, donne Obama gagnant, présage d'une large victoire?
Je le répète encore une fois, nous avons besoin d'une Amérique forte pour nous remettre sur les rails de la croissance.





Je vous conseille de consulter cette carte interactive des Etats-Unis, les résultats seront clairement mis en ligne dès qu'ils seront disponibles. 




Valeurs à suivre ces prochaines jours:

-Ralph Lauren (NYSE:RL) va publier ses trimestriels jeudi. Le rebond a été très fort depuis le plus bas annuel, et la firme de Madison Avenue risque de souffrir du ralentissement des ventes, les vêtements et accessoires de mode étant cycliques. J'aviserai demain, mais pour le moment, je ne vois pas d'indices assez rassurants pour entrer sur le trade (long comme short d'ailleurs).

-Amgen (NASDAG:AMGN), la géante des biotechnologies remet en lumière son secteur. Un porte-parole de la firme laisse entendre qu'Amgen pourrait utiliser ses réserves de cash pour réaliser des acquisitions et/ou entrer au capital d'autres biotech. La compétition se fera certainement avec Bristol-Myers Squibb qui a déjà tenté de prendre le contrôle d'ImClone, mais son offre a été battue par Lilly (NYSE:LLY). Wyeth (NYSE:WYE), une autre grande pharmaceutique dispose également de larges réserves, mais c'est Pfizer (NYSE:PFE) qui détient la plus large somme de cash (près de 26 Milliards $ pour Pfizer, 13 pour Wyeth, et près de 10 pour Amgen). Il se pourrait ainsi que de petites pharmaceutiques bénéficient de cela, peut-être verrons nous prochainement une OPA identique à celle déposée sur ImClone très récemment. Biogen (NASDAQ:BIIB) me paraît pouvoir figurer sur la liste des candidats à un rachat potentiel. Carl Icahn détient des parts, et nous savons qu'il souhaiterait là encore (il était aussi présent sur ImClone) réaliser des plus-values importantes. Le seul obstacle est la taille de Biogen, sans doute un peu trop grande...La firme pèse plus de 13 milliards $. Nous verrons bien, une chose est sûre, être plus que jamais attentif aux rumeurs et actualité du secteur pharmaceutique.

-CNBC pense que l'élection de Barack Obama serait particulièrement favorable à certaines valeurs agricoles comme Deere (NYSE:DE), tandis que le secteur pétrolier profiterait le plus de la victoire de John McCain.


Plus que quelques heures avant de connaître le résultat tant attendu, en tout cas si tout se passe normalement. Je parle rarement de politique, mais cette élection ne peut pas être écartée de l'actualité, elle est plus que jamais d'une importance capitale.


Bons trades.


dimanche 2 novembre 2008

The Great Wall Street Crash of 1929 vs The 2008 Crash


Le S&P500 a signé sa plus mauvaise performance mensuelle depuis le krach de 1987, mais nous sommes passés très près d'un résultat encore plus catastrophique. J'ai effectué quelques recherches sur les grandes phases baissières du XXème siècle. La conclusion que nous pouvons en tirer est que le marché s'est toujours stabilisé quand la baisse depuis les sommets dépassait 40 %. Or, ce seuil a été atteint ces dernières semaines. Une seule exeption à cette règle, le Krach de 1929. Après une chute de près de 50 % entre septembre et mi-novembre, le marché est reparti à la hausse de presque 50 % pendant quelques mois, avant de s'effondrer à partir d'avril 1930. La chute ne s'arrêta pas avant juillet 1932, et au final elle se chiffra à 89 %. Il fallu attendre jusqu'à 1954 pour à nouveau atteindre les valorisations de septembre 1929.



Il est encore trop tôt pour savoir si le marché baissier de 2008 a pris fin, mais un semblant de rebond s'est mis en place, cette semaine a été faste, plus forte hausse hebdomadaire depuis des années. Cette fois au moins, le gouvernement Américain a fait le nécessaire pour rassurer le marché, et surtout pour empêcher les faillites de grands établissement bancaires, au lieu de rester spectateur au moment où son intervention était essentielle. Warren Buffett, le "grand" investisseur d'aujourd'hui a acheté massivement de gros blocs de "blue chips", comme l'avaient fait à l'époque les grands banquiers, même si la raison n'est pas exactement semblable...
Et, une grande différence: à l'époque, la spéculation était extrêmement importante, comme le montre la moyenne des PER (price to earnings ratio). A l'époque, celle-ci était de...32.6. Aujourd'hui, le PER moyen est estimé à 10.7 pour 2008, le plus faible jamais atteint depuis 1985, ceci confirme que les valorisations sont attractives. Les profits reportés sont en baisse de 11 %, mais cela est causé uniquement par les banques. Hors financières, les profits sont en hausse, de 16 %, principalement grâce aux géants de l'énergie, mais au fond, ce n'est pas si mal...







Oui, je pense que le moment est venu de faire des affaires, d'effectuer des achats à bon compte. Mais méfions-nous tout de même, je crains que le point le plus bas ne soit pas tout à fait atteint, il faudra voir si la récession s'installe ou non. Espérons que la consolidation soit amorçée, et que le nouveua départ de l'économie se fera durant l'année 2009. Il faudra miser sur des compagnies solides, distribuant un dividende important, ayant du cash en sûreté et ce pour minimiser les risques de rechute. 







Je suppose que l'oeuvre du prochain président de la superpuissance sera déterminante. A ce propos, les derniers sondages confèrent toujours une large avance au candidat démocrate, mais John McCain se rapproche légèrement. Le marché ne croit plus en une victoire du républicain, mais si cela arrivait, la hausse du lendemain de l'élection serait vraisemblablement épique, étant donné que les boursiers apprécient le libre-échange, apprécient les impôts faibles, et que ceux-ci ont intégré les probables hausses d'impôts qui seraient mises en place par Barack Obama, et les éventuelles mesures protectionnistes, j'insiste sur le fait que ces anticipations ne sont pas certaines. Nous avons tous besoin du rétablissement de la puissance Américaine, économique et politique qu'on le veuille ou non. Le sondage présent sur mon blog va expirer, Obama dispose de plus de 3/4 des paris. Je m'attend à une élection plus serrée que prévue, McCain dispose de très faibles chances d'accéder au bureau oval, mais cela reste du domaine du possible. Le marché attend avec impatience ces élections, mais aussi les statistiques du chômage, qui pourront peut-être indiquer quelle est la gravité de l'impact de la crise sur l'emploi. Soyons prêts à assister à une semaine historique.

Bons trades, et bonne semaine.



Crédits photo:
-Wikipédia, graphique du krach de 1929 et Charging Bull situé à Brodway
-NY Palace en 2007, pour le symbole de la richesse de l'Amérique (palace appartenant pour la petite histoire au Sultan de Brunei).